"Uccle n'est pas qu'une commune de riches, c'est aussi une commune de pauvres"

Un grand tronçon de la chaussée d'Alsemberg, entre l'altitude 100 et la gare de Calevoet, est en déclin depuis des années. Dans cette zone, le taux de chômage frôle les 25% et le revenu médian par habitant est à peine de 16 500 euros bruts par an. Un constat qui ne surprend pas les commerçants locaux mais qui ne s’impose pas aux yeux de tous.

"Uccle est finalement la commune la plus attrayante pour un certain nombre de milliardaires en perdition qui retrouvent refuge chez nous. Mais à côté de ça, il y une véritable dualisation avec, de l’autre côté de la ligne, des personnes qui ont des faibles revenus et ils sont deux fois plus nombreux qu’il y a 15 ans." Emmanuel De Bock, député régional Défi et conseiller communal à Uccle, savait l'artère en déclin mais pas à ce point-là. "Ce qui me surprend surtout c’est la vitesse à laquelle ce quartier se retrouve dans les zones les plus pauvres de la région bruxelloise"

Une commune de riches mais aussi de pauvres

En effet, le nombre de personnes à faible revenu n'a cessé d'augmenter ces dernières années à Uccle et la commune présente aujourd'hui deux visages comme l'affirme Emmanuel De Bock: "Ce n’est pas parce que vous avez une commune avec des revenus moyens élevés que vous n’avez pas des gens qui vivent avec des revenus très bas, plus bas que la moyenne régionale. On ne prend pas assez en compte la dualisation des situations des gens qui vivent dans notre commune et Uccle n’est pas qu’une commune de riches, elle est aussi une commune de pauvres."

Et ces personnes habitent notamment chaussée d'Alsemberg. Aujourd'hui, cette artère uccloise fait partie des zones de pauvreté recensées par la Région. La commune d'Uccle bénéficiera d'ailleurs d'une enveloppe de 200 000 euros par an pour tenter d'inverser la tendance.

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