Transports en commun, cafés: la police accentue les contrôles autour du port du masque et des distances de sécurité

Les nouvelles mesures imposées par les autorités, après le Conseil National de sécurité de jeudi, vont accentuer l'obligation de devoir porter un masque dans de nombreux lieux très fréquentés. 

Tout cela donne aussi plus de pouvoir aux bourgmestres pour identifier les lieux à risques, prendre des décisions et éventuellement prévoir des contrôles policiers sur place. Ces changements seront d'application dès ce samedi 25 juillet, mais en attendant, certains bourgmestres ont déjà décidé de renforcer les contrôles sur le terrain et durcir un peu le ton. Notamment en soirée. Exemple à Bruxelles-Ville et Ixelles où nous avons suivi une patrouille de police ce jeudi soir.  

La gare, la guitare et les bars

Première étape de contrôle de cette soirée pour l'équipe de police, la gare Centrale au centre-ville de Bruxelles. Il est 19h. Les voyageurs sont nombreux à vouloir attraper leur train. Dans l'ensemble, le port du masque est bien respecté. Les policiers sont surtout attentifs aux nez qui dépassent  et aux masques oubliés. "Vous devez porter quelque chose devant votre bouche et votre nez au moment où vous rentrez dans la gare. Il doit être déjà prêt", lance le policier à ce passager. "Oui, mais bon…", commence-t-il à répondre avant d'être à nouveau interrompu par l'agent. "Vous devez le porter au-dessus du nez, hein".

Nicolas Beckers, l'un des policiers de la patrouille explique que son équipe fait d'abord de la prévention. "Ici, on informe surtout les gens. On les conscientise par rapport au danger. Et si on voit qu'il y a un refus manifeste de la personne de porter le masque, à ce moment-là on n'hésite pas à verbaliser".  

Plus loin dans le centre-ville, de nombreux bars ont sorti leurs terrasses. Les policiers interpellent certains serveurs pour qu'ils rajustent leurs masques. Et puis, dans une rue, il y a de la musique, un air de jazz manouche avec "Minor swing" de Django Reinhardt qui résonne. Jouer en rue est interdit en cette période de coronavirus. Ce n'est pas la première fois que cela arrive et ces musiciens seront verbalisés. "Le problème est que cela crée des rassemblements", explique Nicolas Urbain, l'un des policiers. "Du coup, on a un phénomène de surpopulation avec les gens qui s'arrêtent au même endroit pour écouter la musique, ce qui interdit".    

Cinq amendes qui annoncent un durcissement de ton

La soirée suit son cours avec quelques avertissements lancés par les policiers, mais peu d'amendes. Vers 1h du matin, les cafés se vident dans le calme et les policiers font le bilan de la soirée. "Il y a quand même eu quelques amendes. Trois dans les transports en commun. Des personnes qui, manifestement, ne voulaient pas porter le masque, de manière volontaire. Il y en a aussi eu deux données dans des établissements. Donc, cinq PV distribués sur la journée", indique l'un des policiers.

La police qui veut durcir le ton, pour éviter les débordements et la propagation du virus. Un vigilance policière qui est appelée à s'accentuer, alors que l'épidémie reprend des forces.  

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