Tout quitter et aller travailler au Québec? 9000 demandeurs d'emploi bruxellois intéressés

9000 demandeurs d’emploi, inscrits chez Actriris, ont indiqué sur leur dossier être fortement intéressé par une mobilité au Canada et/ou au Québec.
9000 demandeurs d’emploi, inscrits chez Actriris, ont indiqué sur leur dossier être fortement intéressé par une mobilité au Canada et/ou au Québec. - © Flickr - abdallah

Au Québec, le chômage ne dépasse pas 7%. Et il y a des métiers en pénurie. Pourquoi dès lors ne pas tenter l’aventure ? Des séances d'informations ont été organisées à Bruxelles, Namur et Liège, en collaboration avec le Forem et Actiris.

"Ici, on ne trouve pas d'emploi. Alors, on se dit : pourquoi ne pas tenter notre chance ailleurs ?" explique une candidate à l'embauche, présente à la permanence organisée Place Anneessens, à Bruxelles.  Dans la file, une autre ironise: "En Belgique, sur une offre d’emploi, on nous demande 50 ans d’expérience, 120 compétences à maîtriser totalement et, dans le même temps, de ne pas avoir trop de diplômes… C’est absurde ! Ce sera peut-être un peu moins farfelu là-bas". Un autre chercheur d'emploi en quête d'informations sur le Québec qualifie le marché belge de "désespérant" et dit vouloir quitter "pour changer d’air. "

Le Québec, pour ouvrir des portes ou pour sortir de l’impasse ?

Quelle que soit leur situation, les demandeurs d'emploi sont très nombreux à marquer leur intérêt. "C’est plus qu’une attirance ! C’est carrément le cri du coeur, lance Jessica Mathy, d'Actiris. On a plus de 9000 demandeurs d’emploi, inscrits ici chez Actiris, qui ont indiqué sur leur dossier être fortement intéressé par une mobilité au Canada et/ou au Québec."

Des candidats défilent, font relire leur CV, testent leur français ou anglais, s'informent sur les postes à pourvoir. "Dans le cadre des journées Québec, il y a quelque 700 postes à pourvoir pour 300 fonctions différentes, nous répond Eve Bettez, du bureau d'immigration du Québec. C’est quand même beaucoup. Ce sont des métiers spécialisés mais avec un niveau de qualification demandé très diversifié."

Soudures, logistique, nouvelles technologies, ingénierie, santé, jeux vidéo... sont des filières porteuses. Mais les candidats qui n'ont pas un profil recherché en sont aussi rapidement informés. Et ce, afin que cette journée québécoise suscite des recrutements, et non des rêves inaccessibles.

A noter que plusieurs employeurs québécois seront en Belgique en juin pour recruter, sur base de profils présélectionnés ces jours-ci. Plus d'informations sur www.actirisinternational.be

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