Une fresque sur le thème de la liberté et des réfugiés à la gare de Bruxelles-Midi

Le projet se veut très coloré, pour égayer le quartier.
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Le projet se veut très coloré, pour égayer le quartier. - © Jeremy Bossu

Des jeunes bruxellois et l’artiste Joël Bergner vont mettre la gare de Bruxelles-Midi en couleurs. Un chouette projet mené par une chaîne d'hôtel en collaboration avec les autorités communales de Saint-Gilles. La SNCB, elle, a donné accès à une importante partie de la façade principale de la gare.

Une œuvre par les jeunes, pour les jeunes, les plus vulnérables de Saint-Gilles en l'occurrence. Ils ont été invités à participer à un atelier préparatoire afin de discuter des enjeux qui leur semblaient importants, et qu’il était nécessaire de refléter dans la peinture murale.

Différents moyens d’expression créatifs (des taches de peintures abstraites, du dessin ou de la poésie) sont ensuite assemblés pour former une œuvre complète. "Par le biais de l’art, nous voulons faire résonner les voix les moins entendues de la société, les aider à s'exprimer et à communiquer leurs sentiments, leurs espoirs, leurs rêves et leurs opinions sur le monde", nous explique Joël Bergner.

Nous sommes allés à la rencontre de ces jeunes en train de peindre la fresque: "J’ai peint plusieurs bonhommes, j’ai aidé aussi à peindre le mur de toutes les couleurs", nous répond l'un d'entre eux.

Les couleurs dont parle Abdel, 11 ans, sont multiples: du rose, du bleu ou encore de l'orange. De quoi égayer le quartier. Et cette mission, elle plaît à Amzad (15 ans): "C’est chouette, on peut exprimer notre talent sur les murs. Je peux dessiner, m’exprimer sur ce qui se passe dans le monde."

Pour Christelle (responsable de l'équipe des éducateurs des rues de Saint-Gilles), cette fresque, c'est l'occasion pour ces adolescents de s'exprimer librement. Mais pas seulement. "L’idée de la fresque, c’est l’accueil des personnes qui arrivent à Bruxelles mais l’un des objectifs du projet, c’est aussi de mettre en avant le côté participatif et la rencontre." Car au fil des jours, d'autres personnes se sont investies dans le projet.

Un projet qui a séduit les jeunes artistes amateurs, pour le plus grand plaisir de l'éducatrice. "Chaque jour, ils venaient avec leurs cartables après l’école en courant. Ils sont fiers de ce qui s’est passé et puis, ça va rester quelques années. Donc, je pense que pour eux, c’est vraiment important."

Cette fresque de 70 mètres de long (sur la façade principale de la gare du Midi) est à découvrir, entièrement finie, dès dimanche. D'ici là, tous les Bruxellois sont encore les bienvenus pour aider à la terminer.

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