Survol de Bruxelles: pas d'accord au sein du comité de concertation

Le gouvernement fédéral et les entités fédérées ont une nouvelle fois échoué mercredi à trouver un accord sur le complexe dossier du survol de Bruxelles lors d'un énième comité de concertation consacré au sujet, la Wallonie et Bruxelles se déclarant déçues par l'absence de propositions concrètes formulées par le fédéral alors que le ministre de la Mobilité, François Bellot, a réclamé davantage de temps.

"Il a y un certain nombre d'avancées", a déclaré M. Bellot (MR) à la presse à l'issue de cette réunion rassemblant les principaux ministres du gouvernement fédéral et leurs homologues wallons, flamands et bruxellois.

Il a expliqué disposer depuis le 5 avril de la part de la Région bruxelloise de plus de 30 000 relevés des sonomètres qui mesurent le bruit causé par les avions décollant de l'aéroport de Bruxelles-National - installé en Flandre - et survolant pour leur majorité le territoire bruxellois.

"Vous comprendrez bien que disposant enfin de ces données dont nous avions besoin pour poursuivre le travail, je ne sais pas venir avec une note écrite, un document finalisé, et des propositions" à bref délai, a ajouté M. Bellot.

Le ministre wallon des Aéroports, René Collin (cdH), s'est pour sa part déclaré "déçu" par cette absence de proposition de la part du fédéral. Son homologue bruxelloise à l'Environnement, Céline Frémault (cdH), a elle insisté sur l'urgence de l'élaboration d'un "document structuré qui présente des solutions à court terme, moyen terme et long terme". Elle a insisté sur la nécessite de "respecter la loi", alors que le gouvernement bruxellois doit décider jeudi de mettre fin ou non à la tolérance appliquée envers le non-respect de ses normes de bruit, édictées en 1999.

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