Survol de Bruxelles: après 15 ans de péripéties, où en est-on? Nulle part?

Le dernier plan - le plan Wathelet- a dû être gelé, il y a un an, par la ministre Jacqueline Galant.
Le dernier plan - le plan Wathelet- a dû être gelé, il y a un an, par la ministre Jacqueline Galant. - © Belga

François Bellot, le nouveau ministre fédéral de la Mobilité, aura la lourde tâche de gérer le survol des avions au-dessus de la capitale. Autant dire qu’il ne va pas rigoler… Car le dossier est pour le moins "compliqué". Cela fait 15 ans qu’il empoissonne la vie des Bruxellois. Avant lui, d'autres ministres de la Mobilité s'y sont d'ailleurs "cassé les dents", comme Melchior Wathelet (cdH) ou - plus récemment - Jacqueline Galant (MR).

Le dossier est d’ailleurs à ce point complexe, qu'on ne sait même plus très bien où on en est. Pour faire simple, on dira qu’à ce stade, il n’est nulle part. Ou plutôt que la situation actuelle ne satisfait pas grand monde.

Le dernier plan - le plan Wathelet- a dû être gelé, il y a un an, par la ministre Jacqueline Galant, après une décision de justice qui invalidait les nouvelles routes aériennes. Résultat: dans les faits, il a fallu en revenir à une situation intermédiaire : celle qui prévalait avant le 6 février 2014.

Depuis lors: plus rien. Ou plutôt si: on y travaille sérieusement, répète-t-on depuis un an au cabinet de la ministre fédérale de la Mobilité, qui aujourd'hui a démissionné.

Mais beaucoup en doutent. A commencer par la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Frémault (cdH). "Moi, je n’ai jamais rien vu. Nous avions demandé de pouvoir avoir toute une série de gestes immédiats pour soulager la santé des Bruxellois, largement éprouvée par la question du survol. Et puis, ces groupes de travail qui devaient se constituer n’ont jamais vu le jour."

Avec ce dossier extrêmement complexe, François Bellot hérite en plus d'une date butoir, celle du 13 juin. Date à laquelle entrera en vigueur un nouveau règlement européen qui rendra plus difficile encore toute modification de la situation actuelle.

Il faudra donc une sacré volonté politique à François Bellot s'il compte soulager les Bruxellois survolés.

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