STIB: réseau perturbé en raison d'une action spontanée au dépôt de Haren

Des perturbations étaient enregistrées vendredi matin sur le réseau de bus de la Stib en raison d'une action spontanée au dépôt de Haren, indique vendredi la société des transports intercommunaux de Bruxelles sur son site internet. Les métros et trams ne sont, eux, pas concernés par l'action. L'arrêt de travail fait suite à l'agression d'un chauffeur jeudi après-midi sur la ligne 42 à proximité du terminus Musée du Tram.

Les lignes de bus concernées par cet action sont les 12, 21, 28, 42, 45, 47, 53, 57, 58, 59, 64, 65, 66, 69, 76, 77 et 79. Les lignes 27, 29, 63, 80, 88 sont quant à elles partiellement en service.

Une agression de trop

Le conducteur de la Stib est en incapacité de travail pour une semaine. Jeudi, alors qu'un chauffeur met son clignotant pour quitter son arrêt, une Porsche Cayenne arrive à toute vitesse et s'arrête finalement à quelques centimètres du bus, explique Oliver Rittweger de Moor, délégué responsable de la CSC au dépôt de Haren, dans un communiqué. Le conducteur descend alors du bus pour vérifier qu'il n'a pas été percuté et se fait agresser physiquement par l'automobiliste, précise-t-il.

"La délégation CSC Services publics de Haren ne peut accepter ni cette agression (...), ni certains manquements dans la gestion de cette agression, ni le délai d'intervention de la patrouille suite au sous-effectif, ni l'attitude scandaleuse de la police qui, au lieu d'interpeller immédiatement l'agresseur d'un agent de la STIB dans l'exercice de ses fonctions, l'a laissé s'en aller en suivant sa version (...)", dénonce Oliver Rittweger de Moor.

La Stib a, quant à elle, l'intention de porter plainte et de se constituer partie civile dans le suivi en justice de cette agression. Elle annonce aussi qu'elle fera le nécessaire pour obtenir des réponses judiciaires exemplaires aux agressions répétées de leurs agents, a indiqué Françoise Ledune, porte-parole de la Stib.

Françoise Ledune indique cependant que la direction ne cautionne pas la grève. "Notre métier est de rendre un service public. On pense que la grève n'est pas la meilleure manière pour obtenir le soutien de la population. Mais, on comprend l'indignation et on est nous-mêmes indignés par ces agressions à répétition. On va prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser cette escalade de violence. C'est vraiment quotidien, de l'ordre de plusieurs agressions par jour. On veut que nos agents puissent exercer leur métier sereinement et que leurs agresseurs soient punis de manière exemplaire. La législation prévoit d'ailleurs que les peines soient doublées pour tout membre des services publics. La direction a fait savoir au personnel que chaque fait de violence ferait dorénavant systématiquement l'objet d'une plainte auprès du procureur du roi".

Deux versions des faits

Le conducteur en cause a contacté l'agence Belga pour donner sa version des faits. Il n'a pas encore été convoqué à la police pour audition. Il déclare être victime et avoir pris un avocat pour attaquer la Stib en justice. Contrairement aux dires des syndicats, il affirme qu'il ne roulait pas à vive allure. Le conducteur avance que le chauffeur du bus lui a fait un doigt d'honneur, avant de descendre et de taper avec un brise-glace sur son véhicule et sur son bras. Un second agent de la Stib s'est mêlé à l'altercation. Dans l'attente de l'arrivée de la police, le particulier a ceinturé le chauffeur du bus pour empêcher qu'il n'ait son numéro de plaque et qu'il ne mette ses menaces de retrouver sa famille à exécution. Il déclare ne pas avoir porté de coups et précise que la scène a été filmée par des tiers.

 

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