Soupçons de pédophilie dans une école de Forest: 63 parents vont en justice contre le PO

L'école des Sept Bonniers, à Forest.
L'école des Sept Bonniers, à Forest. - © Google Maps

63 parents d'élèves de l'école des Sept Bonniers attaquent le PO de l'école en justice. Ce pouvoir organisateur (PO) est composé des autorités communales de Forest. Ces parents déposent donc plainte contre les autorités.

Les faits concernent des soupçons de pédophilie lors d'une classe verte en novembre dernier. L'école n'en a pas informé les parents ; et une autre classe verte s'est déroulée au même endroit alors qu'une plainte venait d'être déposée.

"Qui a pris cette décision ?"

Depuis le début de l'affaire, des parents se plaignent de la communication erratique et du manque de transparence du pouvoir organisateur, en l'occurrence l'administration de l'Enseignement et le collège échevinal.

Ils veulent savoir qui a décidé d'envoyer en classe verte un nouveau contingent d'enfants alors qu'un fait d'attouchement avait été porté à la connaissance des autorités.

Cette maman d'élève figure parmi la soixantaine de plaignants. Elle explique en quoi la plainte va faire avancer les choses. "Elle permettra de comprendre qui a pris cette décision et pour quelles raisons. Je rappelle que nos enfants sont toujours à l’école. Il y a encore des craintes aujourd’hui, une préoccupation constante. La question est donc de savoir quel autre type de décision aussi problématique, aussi dangereuse, le pouvoir organisateur pourrait-il encore prendre à l’égard de nos enfants ?"

Une enquête interne qui ne convainc pas les parents

Le bourgmestre de Forest, Marc-Jean Ghijssels, dit comprendre la démarche des parents. "Je comprends que les parents soient inquiets, et qu’on ne parvienne pas à les rassurer. Je comprends qu’ils cherchent absolument à obtenir un maximum d’informations. Au niveau de la commune, nous avons décidé d’une enquête interne. L’ensemble des questions et réponses ont été collectées. Maintenant, un rapport final va être établi."

Les plaignants ne croient guère au sérieux de cette enquête interne. La confiance est manifestement rompue entre ce groupe de parents et le pouvoir organisateur de l'école, responsables politiques inclus.

Complément d'information : en décembre 2018, la chambre du conseil a prononcé un non-lieu dans cette affaire en raison d'une absence d'infraction, celle-ci n'ayant pu être objectivée.

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