Schaerbeek: plusieurs familles Roms vivent sur un terrain insalubre et dangereux

Un campement Roms à Schaerbeek, en bordure de chemin de fer, sans électricité, sans eau et  sans toilettes.
Un campement Roms à Schaerbeek, en bordure de chemin de fer, sans électricité, sans eau et sans toilettes. - © Tous droits réservés

Plusieurs familles Roms sont installées depuis plusieurs semaines, certaines depuis plusieurs mois, sur le terrain des potagers de la rue Navez à Schaerbeek. A quelques pas de la Cage aux Ours. Elles vivent dans des conditions très rudimentaires. Et pour le propriétaire du terrain, Infrabel et le gestionnaire, la commune de Schaerbeek, leur présence comporte des risques.

En bordure de chemin de fer, elles sont cinq à huit à baraques, fabriquées en palettes de bois, en bâches, une quinzaine de Roms peut-être plus y réside, sans électricité, sans eau, sans toilettes. Leur accueil est aimable, mais méfiant. La poignée de personnes présentes ne veut pas s'exprimer à travers les médias.

Dangereux et insalubre

Ils vivent là avec des enfants, depuis quelques semaines pour certains, pour d'autres cela fait déjà trois à quatre mois. Tous sont originaires de Roumanie, quelques hommes travaillent dans le secteur de la construction.

La commune de Schaerbeek qui gère le terrain est au courant de leur présence, comme l’explique Alice Dobrynine, conseillère au cabinet du bourgmestre:

"Il était important pour nous d’informer ces personnes que le terrain n’est pas apte à les accueillir, à cause d’un problème de pollution des sols. Suite à une décision d’Infrabel et de Bruxelles Environnement, nous avons d’ailleurs décidé d’interdire toute présence sur le terrain , mais malgré nos approches diverses les personnes sont encore toujours là".

Infrabel, le propriétaire du terrain, évoque aussi des raisons de sécurité: la proximité avec les voies de chemin de fer et des travaux en cours à quelques dizaines de mètres du campement. Le gestionnaire du réseau de chemins de fer a d'ailleurs obtenu le feu vert de la justice pour expulser le campement, sans date précise pour l’exécution de cette décision.

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