Schaerbeek ne délivre plus de cartes "riverains" pour les grosses camionnettes

Les autorités communales rappellent qu'il existe des alternatives, notamment des parkings privés sont mis à disposition du public principalement le soir et la nuit.
Les autorités communales rappellent qu'il existe des alternatives, notamment des parkings privés sont mis à disposition du public principalement le soir et la nuit. - © DR

En refusant désormais de délivrer des cartes "riverains" aux véhicules de 3,5 tonnes (ou plus), la commune de Schaerbeek espère libérer des places de parking pour les riverains. Les usagers doivent donc se débrouiller autrement en journée.

Aujourd'hui, certains commerçants et indépendants râlent et dénoncent cette mesure qui est d'application depuis plusieurs mois.

Justement, Fouad est commerçant à la rue de Brabant. Il possède trois magasins de chaussures. Pour limiter les frais, il va régulièrement chercher lui-même sa marchandise avec ses camionnettes, qu'il gare dans les rues alentour. Aujourd'hui, il ne sait plus quoi faire. "On se retrouve maintenant avec des camionnettes et on ne sait plus où les stationner. Ils ne nous ont pas donné d’alternatives. Du jour au lendemain, ils ne donnent plus de cartes "riverains" pour les camionnettes !"

Pour Aziz Ahrika, le président de l'association des commerçants de la rue de Brabant, cela ne sera pas sans conséquence, surtout pour les petites structures. "Non seulement, il y aura un surcoût par rapport à l’utilisation de leurs camionnettes ; mais en plus, il est très difficile de trouver un box ou un espace pour un véhicule de cinq mètres ou plus, sur Bruxelles."

Denis Grimberghs, échevin de la Mobilité à Schaerbeek, reconnaît que ce n'est pas simple. "C’est une contrainte, c’est vrai ; mais le stationnement, la mobilité dans notre ville, est une contrainte à gérer ensemble. Par ailleurs, il y a aussi des contraintes pour les riverains. On a dû par exemple remonter le prix des cartes de stationnement. On ne fait pas cela en guise de ponction fiscale… On le fait parce qu’on veut que l’on se rende compte qu’il y a un coût économique à utiliser de l’espace public rare, et qu’il faut pouvoir se le partager."

Il existe, malgré tout, des alternatives, dit l'échevin. Notamment via le réseau payant des parkings mutualisés. Des parkings privés qui sont mis à disposition du public principalement le soir et la nuit. 650 places sont déjà disponibles sur la commune.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

Recevoir