Schaerbeek : le Phareyers accueille en journée les mal logés et les sans abri en quête de réconfort

Un centre de jour pour personnes mal logées à Schaerbeek
Un centre de jour pour personnes mal logées à Schaerbeek - © RTBF

C'est une vaste maison de maître au 106 boulevard Reyers qui abrite le Phareyers, un ancien chauffoir transformé en centre d'accueil de jour par le Cpas de Schaerbeek. L'endroit tranche avec la plupart des lieux dédiés à l'accueil des personnes mal logées ou sans abri, généralement plutôt du genre sinistre. Au rez-de-chaussée, en face de l'accueil, une pièce offre la possibilité aux visiteurs d'utiliser internet. A l'étage, en cette heure de midi, personnel et bénévoles ( de la Croix-Rouge entre autres) s'activent pour préparer le repas. 

De l'accueil mais aussi de l'accompagnement

Le Phareyers n'offre pas qu'un abri au chaud et de quoi manger. Il propose aussi un accompagnement social, comme l'explique Vincent Scouman, son coordinateur : "Des assistants sociaux sont disponibles pour aider dans le suivi ou aider les personnes à régler les problèmes qu'elles peuvent rencontrer. Donc on passe beaucoup de temps à examiner les problèmes des personnes, à prendre contact avec d'autres organisations. L'endroit nous permet aussi d'organiser des activités, de mettre des ordinateurs à disposition..."

Le public est essentiellement local, même s'il n'est pas nécessaire d'être Schaerbeekois pour accéder au Phareyers. "La plupart des gens habitent à Schaerbeek ou dans les environs depuis longtemps", précise la présidente du CPAS, Sophie Querton. "Donc ce ne sont pas des gens qui ont le projet de partir de Schaerbeek pour aller dans un autre pays, ce n'est pas du tout l'idée d'accueillir des transmigrants. Il y a d'autres associations qui s'en occupent. Nous avons voulu nous focaliser sur un public local."

Un besoin de contacts humains

Nous rencontrons Daniel, 53 ans, père d'un enfant de 19 ans. Il se dit atteint de troubles psychologiques à cause de son travail. Il fréquente les lieux très régulièrement, à la recherche de réconfort. "J'ai eu un burn out, maintenant ça va un peu mieux. J'aime bien voir toutes sortes de catégories de gens qui viennent ici. Je pense que moi aussi je suis un exclu de la société. Il y a beaucoup de marginaux ici et j'en fais partie aussi."

Le Phareyers semble correspondre à un vrai besoin. Covid-19 oblige, la capacité du bâtiment est pour l'instant limité à 50 visiteurs par jour. 

 

 

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