Schaerbeek: fermeture des jardins potagers de la rue Navez

En l’absence d’occupation du terrain le jardin potager de la rue Navez  risque bien de devenir une jungle, par le manque de présence citoyenne, et d’entretien.
En l’absence d’occupation du terrain le jardin potager de la rue Navez risque bien de devenir une jungle, par le manque de présence citoyenne, et d’entretien. - © Tous droits réservés

Il s’agit de l'un des plus anciens potagers partagés de Bruxelles, installé sur un terrain appartenant à INFRABEL c'est-à-dire aux Chemins de fer, il se situe rue Navez, à la limite de Schaerbeek et de Bruxelles-Ville. Le terrain est immense, avec de nombreuses parcelles dont une était exploitée par une école technique et sa section "Jardins". Aujourd'hui l'accès en est interdit, au grand dam de tous ceux qui y cultivaient leurs petits légumes.

A la merci des déprédations

C’est un terrain de plus d’un hectare, enclavé entre les voies de chemin de fer et la rue Navez à deux pas de la "Cage aux ours" à Schaerbeek. Depuis plusieurs dizaines d’années, ce morceau de verdure qui, jusqu’à 1930 accueillait un hôpital, s’est transformé en parcelles de petits potagers. Bruxelles Environnement a interdit l’accès à ces terrains par mesure de sécurité car des substances polluantes comme l’amiante, le plomb et le zinc ont été détectées dans le sol.

Aucune véritable solution n’a pu être apportée jusqu’ici à cette situation, aujourd'hui, les parcelles sont à l’abandon et à la merci de la délinquance et des déprédations.

Des solutions alternatives

Pour ceux qui y cultivaient leurs légumes biologiques, c’est l’incompréhension, pourquoi interdire aujourd’hui la culture pour cause de pollution alors que certaines parcelles sont exploitées et leurs récoltes consommées depuis plus de 30 ans?

Dans la commune, nombreux sont ceux qui voudraient sauver ce lieu très important pour la vie du quartier qui manque déjà cruellement d’espaces verts.

Le "collectif Plan B" est né de cette volonté, il déplore une mesure radicale et injustifiée de la part de la commun, et propose depuis plus d’un an des solutions alternatives et durables dont l'introduction de la culture en bacs et un processus naturel de dépollution du sol par les plantes.

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