Samusocial: après les affaires, l'organisme craint pour son avenir

Les décisions politiques qui seront prises dans les  mois qui viennent, permettront ou non d’assurer l’avenir du Samusocial.
Les décisions politiques qui seront prises dans les mois qui viennent, permettront ou non d’assurer l’avenir du Samusocial. - © SAMUSOCIAL

Suite à la dissolution du Conseil d’administration du Samusocial, liée aux affaires de ces derniers mois, l’organisme craint pour son avenir. Les dons sont en nette diminution et la régionalisation potentielle fait craindre aux coordinateurs une perte importante de moyens financiers.

La situation financière du Samusocial serait-elle en danger?  En tout cas, c’est ce que redoute Christophe Thielens, responsable communication du Samusocial. Actuellement, les salaires sont à charge de l’Inami, mais les frais de fonctionnement, eux, dépendent exclusivement des dons privés : "Si nous devenons un organisme à 100% public , y aura-t-il encore de la place pour des financements privés? Rien n’est moins sûr. Et si ce n’est pas le cas, la question est de savoir si les financements publics vont compenser cette perte, " s’interroge le responsable.

Le service MediHalte qui offre un hébergement médicalisé aux sans-abris fonctionne en grande partie grâce aux dons privés et il pourrait être mis en danger. pourtant, il s'agit là d'un service éminemment nécessaire, estime Bégona Cainas, coordinatrice du service social de l’hôpital Saint-Pierre : "Une structure médicalisée, nous permet de désengorger l’hôpital et d’être sûrs qu’au niveau médical ces personnes sont suivies jusqu’au bout de leur pathologie."

Pour la coordinatrice, si le MediHalte du Samusocial venait à disparaitre, cela poserait de gros problèmes : "Ce serait un vrai problème de santé publique, car renvoyer ces personnes dans la rue, ce serait vraiment les exposer, et exposer également la société à des problèmes de santé publique importants."

12 CDD n’ont pas été renouvelés en juin et les décisions qui seront prises par les politiques dans les mois qui viennent permettront ou non d’assurer l’avenir d’un organisme déjà fragilisé.

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