Saint-Gilles: les détenus restent jusqu'à 22 heures par jour en cellule

La prison de Saint-Gilles.
La prison de Saint-Gilles. - © JULIEN WARNAND - BELGA

Des voix s'élèvent pour dénoncer les conditions inhumaines de détention à la prison de St-Gilles.
La ligue des droits de l'homme, l'observatoire des prisons et la commission de surveillance de l'établissement expliquent que faute de personnel, la plupart des activités pour les prisonniers ont été supprimées depuis plusieurs mois. Résultat: les détenus passent 22 heures sur 24 dans leurs cellules

C'est cet été qu'il a été décidé de supprimer les activités culturelles et sportives, les formations, et les thérapies de groupe faute de personnel. Parce que même données par des extérieurs, elles doivent être surveillées.
Selon Laurent Sempot, porte-parole de l'administration pénitentiaire: "A la prison de Saint-Gilles la situation n'est pas favorable en termes de personnel et de surpopulation et donc l'administration a dû faire un choix entre certaines activités pour pouvoir garantir la sécurité de l'établissement , nous avons donc supprimé temporairement certaines activités pour pouvoir en garder d'autres." Seules sont maintenues les activités prioritaires comme les promenades, les visites, et les douches.

Les mesures d'économies décidées par le gouvernement ont en réalité affecté le personnel des prisons, à hauteur de 10%.
Pour l'administration pénitentiaire il s'agit à présent: "de voir à plus long terme et de manière structurelle comment adapter dans toutes les prisons ,y compris à Saint-Gilles, les choses à la nouvelle réalité en personnel, en parallèle quelques engagements pourront avoir lieux et certains des agents engagés iront à Saint-Gilles."
Pas de solution dans l'immédiat. Le régime ne sera pas normalisé d'ici au moins plusieurs mois. Ou à plus long terme, encore.

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