Rudi Vervoort : "Le stade national ? C'est désormais du 50/50"

A l'image de certains lors de la visite de Rudi Vervoort à Berlin, le projet de stade national semble bel et bien endormi
A l'image de certains lors de la visite de Rudi Vervoort à Berlin, le projet de stade national semble bel et bien endormi - © B. Schmitz (RTBF)

En visite à Berlin pour les "Brussels Days" (mission annuelle pour vendre Bruxelles au niveau économique et touristique), le ministre-président PS bruxellois Rudi Vervoort s'est montré plutôt pessimiste quant aux chances de Bruxelles de d'accueillir des matchs de l'Euro 2020 de football. Un projet pourtant lancé par le gouvernement régional il y a quelques années.

Notre pays doit en théorie recevoir la rencontre d'ouverture de cette compétition. En théorie parce que cela dépend de l'avenir immédiat du projet de nouveau stade national. Sur le parking C du Heyzel. Sur le territoire de Grimbergen. Et donc en Flandre. Or, la Flandre ne soutient pas vraiment ce projet porté par le promoteur privé Ghelamco. Un promoteur qui n'a toujours pas reçu les permis nécessaires (actuellement bloqués justement au niveau des autorités... flamandes). Le retard accumulé sur le timing initial est déjà très important et il est donc peu probable que les travaux puissent démarrer (et surtout aboutir) dans les temps pour faire partie de villes de l'Euro.

L'Union européenne de football a d'ailleurs récemment lancé un ultimatum à la Belgique. Il faudra des résultats tangibles en matière d'avancée pour ces permis d'ici au 7 décembre. Sinon, Bruxelles fera une croix sur les stars du foot continental.

La faute au privé

Et pour Rudi Vervoort, ce dossier est illustratif d'une méthode qu'il convient d'éviter à tout prix à l'avenir. "En confiant ce projet de stade national exclusivement au privé, le politique se retrouve impuissant. Pieds et poings liés aux intérêts privés qui se déchirent parfois. On l'a vu ici avec une bagarre en coulisses entre les projets concurrents de centres commerciaux U-Place (Machelen) et Neo sur le plateau du Heizel, lié au stade. C'est sans doute cela la véritable raison de l'échec du stade dans les temps, si cela se confirme. Or, en cas d'échec, ce seront nous les politiques qui serons pointés du doigt".

Un ministre-président pessimiste. "Mais réaliste, au vu de la situation du moment", estime aussi Rudi Vervoort. Il se dit tout de même confiant sur le fait que ce stade sera bien un jour construit. Et ce sera sur ce terrain du parking C du Heizel, malgré les soucis rencontrés jusqu'ici. "C'est le seul terrain adapté dont nous disposons", conclut Rudi Vervoort.

 

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