Rentrée en mode mineur pour le gouvernement bruxellois de Rudi Vervoort

Rentrée en mode mineur pour l'équipe Vervoort à Bruxelles
Rentrée en mode mineur pour l'équipe Vervoort à Bruxelles - © Rtbf

Le gouvernement bruxellois reprend le collier ce 1er septembre. Mais l'ordre du jour sera rapidement expédié. Les ministres se contenteront en effet d'une reprise de contact pour passer en revue les gros dossiers de la rentrée et arrêter le planning des prises de décisions. Et quand on demande de quels "gros dossiers" il s'agit, le cabinet du ministre-président Rudi Vervoort (PS) se drape dans le mystère. Pas de communication pour l'instant.

Le gouvernement confirme aussi que, comme l'an dernier, la rentrée du parlement bruxellois, vers le 15 septembre, ne coïncidera pas avec la lecture de la traditionnelle déclaration de politique régionale dans laquelle le ministre-président dresse la feuille de route de son équipe pour l'année à venir. Cette déclaration interviendra, comme chaque année, la troisième semaine d'octobre.

L'opposition conteste

La rentrée du parlement en septembre, c'est un changement consécutif à l'adoption de la 6ème réforme de l'État qui dote la Région bruxelloise de l'autonomie constitutive (quoique limitée). Pour le chef de groupe MR au parlement, Vincent De Wolf, "ça ne sert à rien qu'on modifie les textes si le gouvernement n'est même pas capable, comme l'a voulu le parlement, d'être là le jour de la rentrée pour lancer des projets, lancer le débat et nous permettre de réagir. C'est vraiment déplorable".

Même son de cloche chez Ecolo, par la voix du député Alain Maron : "Dans les autres assemblées – au parlement flamand et au parlement fédéral par exemple –, la rentrée est synonyme de petite déclaration du gouvernement qui annonce ce qu'il va faire et quels sont ses objectifs pour l'année qui vient. Mais le gouvernement bruxellois refuse de le faire, tout simplement. Et donc, on va recommencer le travail, mais sans que le gouvernement n'annonce ses lignes directrices pour l'année".

Allocations familiales, mobilité et nuisances sonores

Quels dossiers apparaissent prioritaires pour les deux principaux partis de l'opposition ? Pour Ecolo, il s'agit notamment des allocations familiales. "Il y a des études qui sont en cours depuis des mois. On aimerait savoir dans quelle direction on va pour l'avenir des allocations familiales puisque ça concerne quand de même beaucoup de familles à Bruxelles", réclame Alain Maron.

Pour le MR, c'est la mobilité qui fera l'objet d'une attention toute particulière lors de cette rentrée. "Tout le monde en parle dans le pays et en dehors malheureusement. L'image de Bruxelles, pour le dire un peu vulgairement, en prend un coup, que ce soient les tunnels, que ce soient l'immobilité, les bouchons, les travaux, l'absence de coordination, l'ensemble des Bruxellois sont fâchés, les autres aussi et on perd notre crédit", déplore Vincent De Wolf.

Si peu d'information filtre des cabinets ministériels, il y en a au moins un qui communique : chez Céline Frémault (cdH), on annonce une réforme de l'arrêté fixant les seuils de bruit admissibles pour la musique amplifiée.

Le budget 2017 pour le 18 octobre

Quant au budget pour l'année 2017, l’objectif est d'en avoir fixé les orientations d'ici la lecture de la déclaration de politique générale du gouvernement régional, le 18 octobre prochain. Ce projet de budget pourrait contenir de nouveaux éléments de réforme la fiscalité régionale dont plusieurs volets ont déjà été concrétisés cette année, ou sont engagés pour 2017.

Si l'on en croit le cabinet du ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel (Open Vld), les  données chiffrées du fédéral ne sont pas encore disponible.

 

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