Quels sont les bons gestes à adopter lorsque l'on trouve un animal sauvage blessé ?

A Anderlecht, le centre de revalidation pour oiseaux et mammifères sauvages accueille chaque année plus de 2500 animaux blessés.
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A Anderlecht, le centre de revalidation pour oiseaux et mammifères sauvages accueille chaque année plus de 2500 animaux blessés. - © Tous droits réservés

Pigeons, renards, oiseaux en tous genres, à Anderlecht, le centre de revalidation pour oiseaux et mammifères sauvages accueille chaque année plus de 2500 animaux blessés et informe le public sur les précautions à prendre pour sa propre sécurité et pour celle de l’animal lorsqu’il leur vient en aide.

En rentrant chez elle, Daniela a croisé la route d’un oiseau blessé. Elle n’a tout d’abord pas su comment réagir : "Un pigeon était sur le trottoir, en très mauvais état, il avait été scalpé, je ne savais pas quoi faire."

Nadège Pinot, est coordinatrice au centre de soin pour la faune sauvage de Bruxelles, elle s’occupe des oiseaux et des autres animaux blessés, elle a l’habitude de ce genre de situation, pour elle, le premier réflexe est de garder son calme :

"Le premier bon geste à adopter c’est de prendre du recul sur la situation, de l’analyser, on a souvent tendance à s’affoler pour rien. Dans un premier temps, il faut voir s’il y a des blessures et si c’est le cas, il faut transférer l’animal dans un centre de soin."

Dans de bonnes conditions

Pour cette professionnelle, il est nécessaire de mettre l’animal dans de bonnes conditions avant de l’emmener dans un centre spécialisé :

"Si on trouve un animal en détresse, le mieux est de le mettre en sécurité dans un carton préalablement troué. On peut veiller à lui apporter une source de chaleur, une bouteille d’eau chaude enveloppée dans une serviette, par exemple mais surtout ne pas le forcer à boire ou à manger car on pourrait lui donner une nourriture inadaptée" La faune sauvage est potentiellement porteuse de parasites et de maladies transmissibles à l’homme, rappelle la coordinatrice, dès lors, "On ne fait pas de bisous à l’animal, on se lave bien les mains après manipulation."

Sauvage et pas domestique

Enfin, il faut toujours avoir à l’esprit qu’un animal sauvage n’est pas un animal domestique, explique Nadège Pinot et que la présence de l’homme est un stress intense pour lui, dès lors, le mieux est de le laisser au calme. Après avoir été remis sur pied, les animaux hébergés au centre sont rendus à leur habitat naturel.

En cette période de nidification et de conditions climatiques difficiles, la Ligue royale belge pour la protection des oiseaux (LRBPO) alertait mercredi sur leur manque cruel de capacité d’accueil, celle-ci gère le seul centre de soins de la faune sauvage de la région bruxelloise et y constate un nombre très important d’entrées. L’association de protection de l’environnement dénonce par ailleurs le peu d’aide des autorités qui "n’ont pas pris la mesure de l’importance du problème et de la nécessité d’offrir une solution de revalidation aux animaux en détresse et à la population sensible à cette problématique".

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