Prison à Haren : le comité du Keelbeek met en demeure la Régie des Bâtiments

Le site qui devrait accueillir la future méga-prison de Haren
Le site qui devrait accueillir la future méga-prison de Haren - © AXEL CLEENEWERCK - BELGA

A la suite de l'évacuation du site de la future prison à Haren lundi par la police, le comité du Keelbeek a annoncé mardi qu'il envoyait par l'intermédiaire de son avocat une mise en demeure à la Régie des bâtiments, demandant de respecter l'ordonnance Nature et la protection des arbres à hautes tiges qui ne peuvent être abattus sans permis d'urbanisme, a indiqué mardi vers 18h00 Jean-Baptiste Godinot, représentant de l'ASBL Respire. Un courrier similaire a également été envoyé à la commune et à l'IBGE (Institut bruxellois pour la Gestion de l'Environnement) afin qu'ils veillent à faire respecter ces règlementations.

La dérogation à l'ordonnance Nature obtenue par le groupe Cafasso Consortium, choisi pour la construction de la future méga-prison, ne commence que le 1er novembre, a mis en avant Jean-Baptiste Godinot. Il remarque par ailleurs que celle-ci impose le déplacement des espèces protégées, ce qui lui paraît difficile à réaliser pour les animaux.

Les personnes qui ont été expulsées du site lundi se sont réinstallées sur un terrain voisin, avec l'autorisation du propriétaire. Le comité a relevé que des vigiles avec des chiens empêchent de se rendre sur le terrain pour constater d'éventuelles infractions. Du sentier du Keelbeek, le comité estime que des arbres ont été coupés et que le terrain a été retourné sur une zone d'environ 4 à 6 mètres et sur une longueur approximative de 30 mètres. En cas d'infraction constatée à la règlementation protégeant la nature, le comité se réserve la possibilité d'entamer des actions en justice.

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