Pollution de l'air: Bruxelles est la plus touchée des trois régions

Chaque année, 12 000 Belges meurent prématurément à cause de la pollution de l'air.
Chaque année, 12 000 Belges meurent prématurément à cause de la pollution de l'air. - © BELGA /BENOIT DOPPAGNE

Chaque année, 12 000 Belges meurent prématurément à cause de la pollution de l'air. Et Bruxelles est plus touchée par le phénomène que les deux autres régions.

La pollution la plus mortelle est celle des particules fines : 9000 morts sur 12 000. Ce sont les secteurs du transport, de l'industrie et du chauffage qui en produisent le plus. Avec quel impact sur notre corps ? Pourquoi meurt-on de la pollution ?

Les particules fines entrent dans notre corps par la bouche ou le nez. Elles passent toutes nos barrières de protection naturelles, explique le professeur Alfred Bernard, toxicologue à l’UCL. "Ces particules, de par leur taille, descendent dans le poumon profond et là, elles pénètrent dans le sang et, au niveau du sang, favorisent les phénomènes de coagulation. Donc, avec des thromboses et des risques possibles d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral à la clé. Ça, c’est l’effet aigu qui survient dans un délai de quelques jours après l’exposition."

Ce risque aigu concerne les personnes déjà fragilisées par des maladies cardio-vasculaires ou pulmonaires. Mais les individus sains reçoivent également les effets de ces polluants. Des études sont notamment menées à Bruxelles sur de jeunes enfants. "On a également des effets chroniques qui sont liés à la fragilisation des barrières qui protègent les poumons, et on peut observer ça chez les jeunes enfants. Donc, en fonction du temps, vous devenez un petit peu plus sensible à cause de ces particules fines."

Ces études vont encore plus loin. Ceux qui vivent près d'un axe routier fréquenté sont plus exposés. "En dessous de 100 mètres, l’exposition devient significative et donc, on décrit dans ces populations-là, souvent, mais pas uniquement chez les enfants, une exacerbation, par exemple, des symptômes si la personne souffre d’asthme, souffre d’une complication pulmonaire, liée par exemple au tabac, et s’est associée effectivement à la proximité d’une zone avec un trafic important."

Dégâts chroniques ou aigus, l'impact des particules fines sur notre corps est de mieux en mieux documenté.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK