Pénurie en secondaires: "pourquoi pas une école Gare de l'Ouest, à Molenbeek?"

Pourquoi ne pas construire une école secondaire sur le terrain de la Gare de l'Ouest, à Molenbeek?
Une grande école pour 2000 élèves des communes du Nord-Ouest de Bruxelles, Koekelberg, Berchem, Ganshoren, Jette et Molenbeek? un établissement qui serait, d'une façon ou d'une autre, co-organisé par ces communes?

C'est une idée d'élus de Berchem-Sainte-Agathe. Une commune dont le budget est serré mais qui sera frappée de plein fouet par la pénurie de places en secondaires si aucun nouvel établissement ne voit le jour dans les années à venir.

La pénurie se profile, en secondaires

A Berchem-Sainte-Agathe, la hausse du nombre de naissance a été fortement ressentie. La commune a dû augmenter drastiquement le nombre de places en maternelles et en primaires. En 2018, elle aura créé en six ans 30% de places supplémentaires. Mais ces enfants du babyboom grandissent...et la commune ne dispose encore d'aucune école secondaire.

Historiquement, ce n'était pas nécessaire: les écoles des communes voisines ont longtemps suffi. Mais à présent, la pénurie se profile clairement en secondaires. Les écoles des alentours ne pourront plus accueillir tous les Berchemois, ni d'ailleurs les élèves qui vivent en périphérie flamande toute proche et cherchent une école secondaire en Région bruxelloise. La Région bruxelloise estime à 15000 le nombre de places supplémentaires à proposer en secondaires d'ici 2025.

Plusieurs communes, une école

L'échevin de l'enseignement à Berchem-Sainte-Agathe, Pierre Tempelhof (MR) et le bourgmestre Joël Riguelle (cdH) ont donc fait cette proposition il y a quelques mois à l'ex-ministre de l'enseignement Joëlle Milquet (cdH). Ils espèrent qu'elle fera du chemin. "En construisant cette grande école, la Fédération Wallonie-Bruxelles ferait des économies d'échelle" argumente Pierre Tempelhof, "elle pourrait utiliser au maximum tout ce qui est cantine, cour de récré, etc. Et ce serait une solution pour accueillir le nombre d'enfants nécessaires au nord-ouest de Bruxelles".

L'idée serait de créer une structure unique pour des enfants des cinq communes. "Il faudrait trouver des modalités pratiques pour une collaboration, trouver comment faire pour que chaque commune ait son mot à dire dans l'organisation". L'échevin ajoute que l'idée a été entendue, mais qu'il faut encore en vérifier la faisabilité:  l'engouement des autres communes, la pollution du terrain... Beaucoup d'obstacles malgré l'urgence.

Pour l'échevin de Berchem, peu importe. Il faut, dit-il, lancer des pistes innovantes et penser "large" pour une pénurie... qui pourrait l'être tout autant.   

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