Peines réduites en appel pour la filière nigériane de prostitution à Saint-Josse

Peines allégées en appel pour un réseau de traite des êtres humains
Peines allégées en appel pour un réseau de traite des êtres humains - © Tous droits réservés

La Cour d'appel (rôle néerlandophone) de Bruxelles a réduit les peines infligées à deux membres nigérians d'un réseau de traite des êtres humains démantelé à Saint-Josse. La principale responsable, surnommée "Mama Leather", voit sa peine de prison ferme ramenée de 14 à 10 ans. Elle écope en outre d'une amende de 240.000 euros. L'un de ses complices, connu sous le sobriquet de "Love" dans le réseau, est condamné à 5 ans de prison ferme. Les autres protagonistes de cette machine à exploiter une cinquantaine de jeunes femmes originaires du Nigéria n'avaient pas fait appel de leur condamnation en première instance.

Saisies confirmées pour les propriétaires

L'un des principaux enjeux annexes de cet appel concerne les propriétaires des "carrées", ces rez-de-chaussée du Quartier Nord où travaillent les prostituées. Trois propriétaires contestaient les saisies effectuées par la justice pour avoir permis au réseau de s'adonner à son trafic en lui louant leur bien. Ils n'ont pas obtenu gain de cause. La Cour a en effet maintenu les confiscations. Pour gagner du temps, la Cour n'a lu que le dispositif de l'arrêt lors de l'audience publique de ce matin. A ce stade, on ignore donc les motivations qui ont conduit les magistrats à faire preuve de plus de clémence envers les proxénètes.

 

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