Forest : un arrêt juste devant son entrée, on n'est jamais à l'abri (bus) d'une mauvaise surprise

Avoir une nouvelle ligne de bus dans sa rue, a priori, c’est plutôt une bonne nouvelle. Avoir un arrêt devant chez soi, c’est encore mieux, pas besoin de faire de grandes distances pour prendre son bus. Mais quand l’arrêt est équipé d’un abribus et qu’il est juste devant votre porte, c’est tout de suite moins agréable. C’est la mésaventure qui arrive aux habitants d’un immeuble du boulevard Van Haelen, à Forest.

"C’est vrai qu’on avait reçu le toutes-boîtes nous annonçant les quelques jours de travaux nécessaires à l’installation des arrêts de la nouvelle ligne, explique Rodolphe Janssens, propriétaire d’un des appartements de l’immeuble. Mais, quand on a vu les ouvriers débarquer et commencer à ouvrir le trottoir juste devant l’allée qui mène à la porte de l’immeuble, on est tombés des nues."

Un mur de verre devant l’entrée

Le bâtiment, de style début XX° siècle, a fière allure. Quatre étages spacieux, un jardinet à l’avant et une allée de graviers de quelques mètres qui mène à l’entrée. Et, depuis quelques jours, un abribus, situé exactement devant l’entrée de l’allée, pile-poil dans son axe. "On comprend qu’ils doivent installer un abri, explique une habitante. Mais ils auraient pu le déplacer de quelques mètres."

 

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Forest: on n'est jamais à l'abri (bus) d'une mauvaise surprise © Tous droits réservés
Forest: on n'est jamais à l'abri (bus) d'une mauvaise surprise © Tous droits réservés
Forest: on n'est jamais à l'abri (bus) d'une mauvaise surprise © Tous droits réservés

Certes, les règles ont été respectées : il y a 1,5 mètre entre la paroi de l’installation et le début de l’allée. Mais déménager des meubles encombrants va devenir difficile. Installer un lift pour les départs et les emménagements des habitants des étages semble mission impossible : "Nous avons appelé une entreprise de déménagement. Ils nous ont dit qu’installer un monte-charge devant l’abribus pour faire passer les objets à déménager par-dessus cet abri n’était probablement pas réaliste." Et, surtout, les habitants se demandent ce qui se passerait si, par malheur, les pompiers devaient intervenir dans le bâtiment.

Intérêt général

En face, pourtant, l’arrêt ne dispose pas d’un abri : un simple poteau indicateur fait l’affaire. Parce que, en face, ce sont des garages. "C’est le problème de cet axe, explique Françoise Ledune, la porte-parole de la STIB : c’est une succession de garages, de portes d’entrée et de carrefours. Nous ne pouvons pas installer d’arrêts devant des garages. Et, par principe, nous essayons d’éviter d’installer des abribus devant des entrées ou des vitrines de magasin. Mais la configuration de la ville ne le permet pas toujours. Ici, par exemple, si on voulait déplacer l’arrêt, il fallait déplacer d’abord un lampadaire. Parfois, l’intérêt particulier doit s’effacer devant l’intérêt général." Et, dans ce cas, l’intérêt général, c’est d’offrir un maximum de confort aux voyageurs : "Si on essaie de convaincre les Bruxelloises et les Bruxellois d’avoir plus souvent recours aux transports en commun, il faut aussi leur permettre d’attendre leur bus à l’abri du vent et de la pluie."

Parcours du combattant

La STIB, justement, les voisins ont essayé de la joindre. Leur parcours du combattant est impressionnant : "On a contacté la Commune, explique Rodolphe. Qui nous a dit que c’était une voirie régionale. On a demandé à la compagnie qui gérait le chantier. Qui nous a dit de nous adresser à Bruxelles Mobilité. Qui nous a dit de nous adresser à la STIB. Qui nous a dit que c’était bien eux les responsables, mais qu’il fallait envoyer la plainte via leur site Web. On a essayé trois fois. Trois fois, après avoir tout bien rempli, on a reçu un message d’erreur…". Ils ont donc fini par envoyer un courrier recommandé.

Un courrier qui a dû arriver puisque, bonne nouvelle : la STIB se déclare à présent consciente du problème. Et Françoise Ledune l’affirme : "On va trouver une solution." Il serait question de déplacer légèrement l’arrêt. Les habitants, de leur côté, sont bien décidés à ne pas lâcher l’affaire.

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