Nuisances sonores: le MR "défend les Bruxellois mais regrette la méthode"

Le MR soutient l'intervention aux actions en cessation environnementale.
Le MR soutient l'intervention aux actions en cessation environnementale. - © KRISTOF VAN ACCOM - BELGA

Difficile jeu d'équilibriste auquel se prête le MR, après les actions en cessation environnementale introduites par le gouvernement bruxellois contre le fédéral, à propos des routes aériennes de l'aéroport de Zaventem.

Le MR, dans l'opposition à la région, mais au pouvoir au fédéral, compte six bourgmestres dans les 19 communes bruxelloises. Six communes qui, peu ou prou, subissent aussi les nuisances de l'aéroport. Autant dire que, entre opposition au gouvernement bruxellois, soutien à l'échelon fédéral, et prise en compte des riverains dans les six communes qu'il administre, le parti est dans une position délicate.

Ce lundi matin, les différents bourgmestres et chefs de file MR bruxellois se sont réunis, autour du ministre en charge de la Mobilité (et donc des routes aériennes), François Bellot. 

Premier constat: les bourgmestres et échevins MR partagent le coup de gueule de Vincent De Wolf, qui s'était érigé contre les actions introduites par la ministre bruxelloise de l'Environnement Céline Fremault (cdH). "Il est tout à fait regrettable que la ministre Céline Frémault ait choisi de rompre le dialogue engagé par François Bellot et décidé d'intenter, sans en avoir informé au préalable les bourgmestres, des actions judiciaires en cessation environnementale", dit le communiqué du Mouvement Réformateur.

Le MR rappelle que, sous la présidence de Vincent de Wolf, les 19 bourgmestres bruxellois ont voté une résolution exprimant une position commune à l'intention de l'Etat fédéral et des trois régions du pays sur le dossier du survol.

Les élus MR contestent donc la méthode de la ministre Frémault mais ils "soutiendront l'intervention aux actions en cessation environnementale, qui concernent des routes mises en place par des gouvernements précédents." Ils demandent à la Région bruxelloise "qu'elle revienne à une attitude loyale et conforme à l'intérêt régional afin de poursuivre le dialogue avec le gouvernement fédéral et son Ministre de la Mobilité."

"Une erreur politique majeure"

Pris en tenaille entre loyauté à leur administrés et loyauté à leur parti qui pilote le dossier survol de Bruxelles au fédéral, les élus libéraux bruxellois adoptent donc une position tout en nuance. La pression citoyenne aura sans doute pesé dans la balance. Celle du mouvement Pas Question, notamment, dont le porte parole se réjouit de ce qu'il appelle "un retour à la raison. Je pense que ce n'était pas tenable, analyse Antoine Wilhelmi. Pour le MR bruxellois, cela aurait été une erreur politique majeure. Les Bruxellois ne leur auraient pas pardonné de ne pas les défendre dans ce dossier des nuisances aériennes."

Et le porte-drapeau de Pas Question de conclure sur une note positive. "Nous sommes en route vers une unanimité des 19 communes qui se joindront aux actions en cessation initiées par la Région bruxelloise." Reste à connaitre la position d'Anderlecht, Saint-Gilles et Bruxelles-Ville.

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