Nouvelles poubelles photovoltaïques sur le piétonnier bruxellois

Nouvelles poubelles photovoltaïques sur le piétonnier bruxellois
Nouvelles poubelles photovoltaïques sur le piétonnier bruxellois - © Tous droits réservés

Elles ressemblent à de grosses poubelles classiques mais en réalité, les nouvelles poubelles du piétonnier bruxellois ont plus d'un tour dans leur sac. Sur leur tête, un panneau photovoltaïque permet d'approvisionner en électricité le robot-poubelle. Car sous le capot, se cache un système permettant de compresser les déchets et de rentabiliser au maximum la place.

"D'abord, elles ont une capacité plus importantes que les poubelles que l'on utilisait ailleurs dans la ville: 120 litres de base, explique Nicolas Vazquez, directeur technique de la cellule propreté publique de la ville de Bruxelles. Ensuite, elles sont équipées d'un capteur à l'intérieur de la poubelles qui mesure le niveau des déchets. Une fois que le niveau est dépassé, un système de compression se met en place. Cela permet d'augmenter la capacité de la poubelle de plusieurs centaines de litres." Une fois remplie, le voyant lumineux qui se trouve sur la poubelle passe au rouge et un message est envoyé aux services communaux responsables de la vidange.

Un petit bijou de technologie qui coûte 4000 euros la poubelle, soit 160 000 euros pour les 40 poubelles qui seront installées le long du piétonnier. De l'avis des Bruxellois croisés sur les nouveaux pavés, la propreté du centre-ville est un vrai soucis qu'il faut prendre à bras-le-corps. " Je préfère voir cela que des gens qui jettent leurs canettes partout", nous dit l'une d'entre elle. "Il faut que l'ouvrier vienne à temps pour ne pas que le système reste bloqué", réagit une autre. "Et c'est encore sur le dos du contribuable que ça va retomber", ajoute un Bruxellois. "Personnellement, je crains les casseurs", conclut son épouse.

Ces poubelles sont là pour répondre au problème de propreté publique selon le service propreté publique de la Ville de Bruxelles. "À l'époque, quand les poubelles débordaient, soit on augmentait la fréquence de vidange, soit on ajoutait de nouvelles poubelles et on se retrouvait avec beaucoup de poubelles sur très peu de surface. Ici, le but est d'avoir une poubelle qui accumule beaucoup de déchets, réagit Nicolas Vazquez. On veut jouer le jeu du piétonnier et ne pas envoyer des camions en pleines après-midi dans le piétonnier."

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