Nouvelles ministres bruxelloises: "enfin !" pour Karine Lalieux

Pour Karine Lalieux, c'est une première expérience qui s'annonce à un poste de ministre
Pour Karine Lalieux, c'est une première expérience qui s'annonce à un poste de ministre - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La Belgique tient enfin un nouveau gouvernement fédéral et son casting est connu. Un gouvernement dirigé par le libéral flamand Alexander De Croo. Il est composé côté francophone du PS, du MR et d’Ecolo et côté flamand de l’Open VLD, du CDenV de Groen et du spA. Et parmi l’équipe de ministres et secrétaires d’état aux manettes, il y a trois femmes bruxelloises.

On s’arrête d’abord sur l’aînée des trois, la PS Karine Lalieux. Jusqu’ici, elle était présidente du CPAS de la Ville de Bruxelles. Elle va endosser le poste de ministre des pensions, de l’intégration sociale, de la lutte contre la pauvreté et des personnes handicapées.

Voilà des années que son nom était régulièrement évoqué lors des compositions d’exécutifs, que ce soit au fédéral ou en région bruxelloise, lorsque le PS faisait partie de la majorité. Mais jusqu’ici, sa carte n’était jamais sortie du chapeau.

Karine Lalieux a un ancrage local fort, elle fait partie de la majorité à la Ville de Bruxelles depuis 2006, comme échevine de la propreté, à quoi elle a ensuite ajouté la culture et le tourisme. Suite aux élections communales de 2018, elle prend la présidence du CPAS, poste qu’elle occupait donc jusqu’à cette désignation comme ministre.

Et puis, elle a très longtemps été députée fédérale : c’est elle qui par exemple a présidé la commission spéciale sur les abus sexuels dans l’Eglise. Originaire d’Anderlecht, cette criminologue maître de conférence à l’ULB est âgée de 56 ans.

Elle est entrée en politique en 1999, année au cours de laquelle elle se présente pour la première fois à l’élection de la Chambre. Elle avait ensuite siégé pour la première fois au parlement, suppléant précisément Charles Picqué, nommé ministre dans le gouvernement fédéral. Elle restera de longue année à la chambre. Parlementaire active, elle a régulièrement été citée au fil des législatures parmi les candidats à un poste de ministre ou de secrétaire d'Etat mais on l’a dit barrée par les oppositions entre les deux ex-hommes forts de la fédération bruxelloise du PS Philippe Moureaux et Charles Picqué.

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