Neutralité à la Stib : le député de la majorité Christophe Magdalijns ne soutient pas l’accord du gouvernement bruxellois

Le député bruxellois (DéFI) Christophe Magdalijns a affirmé ce vendredi qu’il avait décidé après mûres réflexions de ne pas soutenir l’accord sur la neutralité validé jeudi par le gouvernement bruxellois.

Dans une explication détaillée transmise à l’agence Belga il invoque "les nombreuses réserves que j’ai émises et parce qu’il est contraire à mes convictions et à mes principes".

Relents électoralistes

Son principal regret : "Il n’y aura donc pas de recours en appel dans le dossier de la Stib et du port des signes convictionnels par les agents de l’entreprise publique de transports en commun. Un dossier dans lequel un cas particulier prend en otage la Stib mais aussi l’ensemble des pouvoirs publics bruxellois. Ne pas quereller le caractère partisan et orienté de l’ordonnance du tribunal francophone du travail est une faute, qu’importent les compensations obtenues en retour. Cette décision aux relents électoralistes fait fi de la jurisprudence et des acquis de la neutralité pour les services publics", a-t-il notamment dit.

Avantages vs. Inconvénients

Et d’ajouter, "ma confiance en ce gouvernement s’en trouve sérieusement ébranlée et je ne saurais plus lui garantir un soutien indéfectible. Il est des partis au sein de la majorité qui ne connaissent manifestement plus la portée et les limites de l’accord de gouvernement".


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Le député dit toutefois comprendre "que mon parti souhaite avaliser cet accord et poursuivre son travail au sein de la majorité bruxelloise. Je comprends que mon parti y voit plus d’avantages que d’inconvénients".

JT du 01/06/2021 : STIB : le voile sur la table du gouvernement bruxellois

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