Molenbeek: les professeurs de l'Athénée Toots Thielemans observeront un arrêt de travail quotidien

Les professeurs de l'Athénée réclament que des ateliers soient mis à disposition des élèves.
Les professeurs de l'Athénée réclament que des ateliers soient mis à disposition des élèves. - © Google street view

L'ensemble des professeurs de l'athénée Toots Thielemans à Molenbeek a marqué un arrêt de travail mardi de 11h40 à 12h30 pour dénoncer l'absence d'ateliers de mécanique, à la suite du mouvement de protestation pacifique de 400 élèves dans le hall de l'établissement durant l'heure précédente, a rapporté Khalid El Mahroug, vice-président de la section de Bruxelles du syndicat libéral SLFP. Ils ont décidé de réitérer leur arrêt de travail à la même heure tous les jours à compter de jeudi, et ce jusqu'à obtenir gain de cause.

Une partie des éducateurs a rallié le mouvement. Les autres se chargeaient des élèves. Pendant l'occupation du hall, les jeunes mécaniciens arboraient des banderoles avec des messages du type "Pas d'atelier = Pas d'avenir". Des élèves des autres sections ont rejoint leur action par solidarité.

"Les professeurs réclament que, d'une manière ou d'une autre, des ateliers soient mis à disposition des élèves", explique Khalid El Mahroug. "C'est promesses sur promesses, mais ça fait un an et demi que les choses n'avancent pas."

Des fausses solutions

L'athénée royal Toots Thielemans dépend du réseau officiel de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les nouveaux ateliers de pratique professionnelle en mécanique étaient attendus pour la rentrée de septembre. "On nous a demandé d'attendre jusqu'au mois de janvier", continue le représentant syndical. "Des fausses solutions se sont mises en place. Une toute petite partie des élèves est même allée en car à Mons pour suivre des cours. On nous a dit d'envoyer les élèves à l'athénée royal Rive Gauche à Laeken, mais ils ont leurs propres cours à assurer dans cette école et les ateliers sont tout le temps occupés. Les élèves n'ont donc pas cours ou presque. On va arriver à la fin de l'année et on va certifier leurs compétences car ce n'est pas de leur faute s'ils n'ont pas eu cours".

Khalid El Mahroug n'entrevoit pas de solution pérenne pour cette année scolaire, étant donné que les travaux n'ont pas encore commencé dans les deux étages prévus pour accueillir les futurs ateliers.

 


 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK