Mobilité vers Bruxelles: un petit-déjeuner, quatre ministres, zéro décision

Comment améliorer l'accès à Bruxelles pour les près de 400 000 navetteurs qui gagnent la capitale chaque jour ? Une question à laquelle les différents ministres de la Mobilité ont tenté d'apporter une réponse ce lundi matin. C'est le Bruxellois Pascal Smet (sp.a) qui a lancé l'invitation pour un petit-déjeuner de travail chez lui. Des discussions nécessaires, mais qui n'étaient qu'un premier contact.

Car, au terme de ce petit-déjeuner, aucune décision n'a été prise. Mais ils ont au moins prévu de se revoir. Pour rediscuter. Et peut-être décider cette fois. Ou au moins fixer un planning.

"C'est un début de processus, a commenté Didier Reynders (MR), qui chapeaute le fonds Beliris, au micro de la RTBFCe que je souhaite surtout, c'est maintenant que l'on fixe un planning. Nous avons de nouveau un comité mercredi, avec, je l'espère cette fois-ci, un planning sur les tunnels. Et vendredi, il y a une réunion sur le RER, convoquée par la ministre en charge des chemins de fer (Jacqueline Galant, ndlr), et une réunion Beliris que je convoque pour aboutir à un accord."

"J'espère que si l'on avance réunion par réunion, avec des accords et des plannings précis, on rassurera un peu plus. Ce que j'aimerais cette semaine, c'est en tout cas que l'on rassure sur la réouverture des tunnels."

"On est pas là pour créer des problèmes, mais pour les résoudre"

Il y a malgré tout eu des engagements importants, affirme pour sa part l'organisateur de ce petit-déjeuner, Pascal Smet. "C'est important que le ministre flamand, le ministre wallon, bruxellois, et aussi et surtout fédéral pour les chemins de fer se voient, se concertent, se réunissent et collaborent ensemble, indique-t-il. Et maintenant, nous sommes un peu à un carrefour pour résoudre les problèmes de la mobilité. Soit on s'engage dans les jeux de politique politicienne, soit les responsables politiques le disent : 'On est pas là pour créer des problèmes, mais on est là pour les résoudre'."

"Et résoudre les problèmes d'accessibilité de Bruxelles, on ne peut le faire qu'en collaborant ensemble dans un esprit correct. C'est la raison pour laquelle j'ai organisé cette réunion. Maintenant, Ben Weyts (ministre flamand de la mobilité, ndlr) a promis qu'il allait reprendre cela dans le cadre de la conférence interministérielle des ministres de la Mobilité. Madame Galant aussi s'est engagée, dans le cadre de la plateforme du RER, d'avoir ces réunions."

Qui va payer ?

Des engagements, mais pas de décision concrète. Et ce n'est pas une surprise. Il faut dire qu'entre le Wallon Carlo Di Antonio (cdH), le Flamand Ben Weyts (N-VA), la fédérale Jacqueline Galant (MR) et le Bruxellois Pascal Smet, quand on parle d’accès à Bruxelles… les motifs de désaccord ne manquent pas. Et ils portent sur une question-clef : qui va payer ? Qui va payer pour le RER ? Qui va payer pour la rénovation des tunnels ?

Le Flamand, par exemple, refuse de mettre la main au portefeuille. Le Bruxellois, lui, pense à instaurer un péage urbain avant peut-être de fermer les tunnels un jour définitivement.

De l'argent, Didier Reynders en promet, mais pour faire quoi exactement ? Chacun a sa petite idée : étendre le métro, rénover les tunnels ou créer des parkings de dissuasion ?

Pour l’anecdote, Jacqueline Galant et son homologue flamand sont arrivés en retard à la réunion. Ils ont été bloqués… dans les embouteillages.

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