Mini-Europe annonce son intention de fermer ses portes au 31 décembre

La direction du parc Mini-Europe a annoncé son intention de fermer ses portes sur le site du Heysel, le 31 décembre prochain. Ce n’est pas la première fois que le parc de loisir fait ce genre d’annonce. Mais cette fois, l’administrateur délégué Thierry Meeùs affirme avoir enclenché, mardi, la procédure de licenciement collectif appelée Loi Renault. Une trentaine de personnes sont directement concernées.

Pas d'accord sur le renouvellement du bail

Le parc Mini Europe était pourtant bien parti pour intégrer le plateau du Heysel, après son réaménagement dans le cadre du projet Neo, prévu dans trois ans. Mais d’ici là, le contrat qui le lie au gestionnaire des infrastructures du site pour le compte de la Ville de Bruxelles, l’asbl Brussels Expo, arrive à son terme à la fin de l’année. Et d’après Thierry Meeùs, l’administrateur délégué de Mini Europe, aucun accord n’a pu être trouvé pour faire le lien jusque-là: "Si nous en sommes arrivés là, c’est parce qu’il n’y a pas eu d’accord et que nous sommes à trois mois de la fermeture. Il est temps pour nous aussi de préparer la démolition, le transport des monuments et le stockage en attendant de trouver un nouvel endroit où on pourra travailler pour du long terme et dans un environnement favorable".

Ça fait des années que je propose d’investir et je ne peux pas

Thierry Meeùs dénonce un manque de perspectives: "Ça fait des années qu’on va de petit sursis en petit sursis. C’est difficile d’avoir une vision à très long terme où on peut se consacrer à 100% sur les investissements. […] Ça fait des années que je propose d’investir et je ne peux pas."

De son côté, Brussels Expo se dit étonnée. "Des propositions constructives ont été mises sur la table, argumente le CEO Denis Delforge. Il n’y avait pas des points importants de blocage. On est surpris quand même que sur des points de détails, Monsieur Meeùs prenne une décision aussi radicale".

Enjeux financiers

Les parties refusent de communiquer sur la ou les pierres d’achoppement en raison de clauses de confidentialité dans les négociations. Mais entre les lignes apparaît un blocage sur les aspects financiers du bail : "Mini Europe représente aujourd’hui un coût important pour nous, poursuit Denis Delforge. Il y a des charges importantes pour Brussels Expo. Et quelque part, ce n’est pas normal que Brussels Expo subventionne une activité privée comme Mini Europe. On trouve que c’est un atout majeur pour le plateau du Heysel. Ce serait une vraie perte si Mini Europe devait quitter. Mais on demande que nos intérêts soient également pris en compte".

Une chose est sûre, avant la crise économique actuelle, l'entreprise Mini-Europe se portait comme un charme avec un chiffre d'affaires de plus de 5 millions d'euros et un bénéfice d'exploitation d'un million et demi pour l'année 2018. 

Quant à savoir si Mini Europe va définitivement quitter le plateau du Heysel et donc renoncer à participer au projet Néo, ce n’est pas clair. L’incidence de cette rupture de contrat sur sa participation à Neo ne nous a pas été communiquée.

Archive : JT du 13/06/1989

Inauguration de Mini-Europe en 1989

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK