Migrants à la gare du Nord: d'où vient la décision d'envoyer la police?

Jeudi dernier, une nouvelle opération de police a eu lieu à la gare du Nord.
Jeudi dernier, une nouvelle opération de police a eu lieu à la gare du Nord. - © RTBF

Des policiers sont bien présents ce mardi matin dans le quartier de la gare du Nord mais il n’y a presque plus de migrants visibles, vraisemblablement apeurés par les opérations menées ces derniers jours sur place.

En une semaine pas moins de 166 d'entre eux ont été interpellés, surtout des Érythréens, des Soudanais et des Syriens. Un sur deux environ a été envoyé en centre fermé.

D'où vient cette décision d'envoyer la police à répétition ?

D'une décision des bourgmestres de Schaerbeek et Bruxelles-ville prise dans la foulée d'une réunion plus large.

C'était vendredi, il y a 10 jours. Dans une salle, des représentants de Schaerbeek et de la ville de Bruxelles, où gravitent les 700 migrants en errance. Mais étaient représentés également la Région bruxelloise et quatre cabinets fédéraux : cabinet du Premier Ministre, du ministre de la Justice, de l'Intérieur, et du secrétaire d’État à la Migration.

Ils ont d'abord entendu des associations de terrain décrire les conditions sanitaires alarmantes des migrants.

Le fédéral a répété son refus d'organiser une aide quand il n'y a pas de demande d'asile.

Quel a été le mot de la fin ?

Difficile de le savoir, personne n'en parle. Mais depuis ce jour, les opérations s'enchaînent des polices fédérales et zonales coordonnées. Un calendrier commun de descentes policières a été fixé.

Et un seuil de 25 migrants maximum interpellés à chaque opération. C'est le nombre de personnes qui peuvent être embarquées dans un car et prises en charge en 24 heures par l'Office des Étrangers.

Ces opérations policières répétées sont la première réponse claire des autorités en deux mois et demi de silence presque total autour de cette crise. Réponse saluée par ceux qui veulent décourager le passage par la Belgique, décriée par ceux qui relèvent l'état de qui-vive induit chez les migrants.

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