Méga-prison de Haren: pas touche aux arbres jusqu'au 12 octobre

Le bras-de-fer se poursuit sur le site de la future prison de haren
Le bras-de-fer se poursuit sur le site de la future prison de haren - © Rtbf

La confiance ne règne pas entre la Régie des Bâtiments et les opposants à la méga-prison de Haren. Les protagonistes s'affrontent aussi bien sur le terrain que dans les prétoires. Les opposants viennent de remporter une petite victoire.

Sur requête unilatérale, ils ont obtenu l'interdiction d'abattre des arbres à hautes tiges sur le site de la future prison dans le chef de la Régie des Bâtiments. La décision revêt une portée limitée. Elle a pris cours le 25 septembre et s'achèvera le 12 octobre à minuit. Le juge prononce en outre une astreinte de 1000 euros par arbre abattu.

Entretemps, les deux parties auront eu l'occasion de débattre de manière contradictoire. La mesure ordonnée s'avère donc purement conservatoire. Elle révèle surtout la méfiance des opposants au projet de méga-prison envers la Régie des Bâtiments. Pour rappel, la Régie avait obtenu l'expulsion des personnes logeant sur la plaine du Keelbeek, au motif qu'elle ne pouvait pas identifier les activistes installés sur le site. Et la Régie avait procédé à l'expulsion alors même que la justice entendait les arguments des opposants, qui avaient fait opposition à la décision rendue de manière unilatérale.

La Régie des Bâtiments a toujours manifesté son intention de respecter la loi, dont le Code bruxellois de l'aménagement du territoire (Cobat) qui interdit l'abattage d'arbres sans permis. Le dossier photographique remis au juge pour attester d'infractions déjà commises sur le site ne l'a pas convaincu. La suite de la procédure revêtira donc à nouveau le caractère contradictoire normal lors de tout litige judiciaire.

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