Lutte contre le radicalisme et le terrorisme: le fédéral doit aider les communes bruxelloises

Vincent De Wolf, député MR et bourgmestre d'Etterbeek.
Vincent De Wolf, député MR et bourgmestre d'Etterbeek. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

C'est ce qui ressort essentiellement de la réunion, ce mardi matin, entre les 19 bourgmestres bruxellois et le Ministre-Président de la Région bruxelloise, le socialiste Rudi Vervoort. Les effectifs dédiés à la surveillance des personnes suspectes sont insuffisants.

La lutte contre le terrorisme et le radicalisme relève essentiellement des missions de la police fédérale, de la Sûreté de l'Etat et de la Justice pour le volet pénal. Mais les zones de police locales et la Région ont également un rôle à jouer.

Si les 19 bourgmestres affichent un front uni dans la lutte contre le radicalisme, cela n'empêche pas les critiques sur la relative inaction du gouvernement bruxellois. "La Région, elle, est compétente pour la prévention, pour aider les communes et bourgmestres à lutter contre le radicalisme, pour anticiper le passage à l’acte, pour voir quand un jeune décroche… Je l’avais déjà dénoncé il y a un an au niveau de la Région : la mise en place de l’Observatoire sécurité et prévention a pris du temps, déclare ainsi Vincent De Wolf, député MR et bourgmestre d'Etterbeek. Ce n’est peut-être pas facile à faire, d’accord ; mais cela a pris beaucoup de temps quand même. Il faut maintenant mettre la surmultipliée et avancer plus rapidement."

Demain, lors de la conférence des bourgmestres, en présence du ministre fédéral de l'Intérieur Jan Jambon, les 19 maïeurs bruxellois demanderont un renforcement des effectifs de la police fédérale pour mieux surveiller les personnes revenues de Syrie et les fondamentalistes de tous poils.

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