L'association Looops récolte les vieux jouets pour leur éviter la poubelle

Looops récolte les nombreux jouets qui encombrent les armoires, ceux avec lesquels les enfants ne jouent plus.
Looops récolte les nombreux jouets qui encombrent les armoires, ceux avec lesquels les enfants ne jouent plus. - © Photo Flickr Louise Merzeau

A Bruxelles, une association ranime les jouets oubliés au fond des armoires. Looops - c'est le nom de ce projet né cette année -  récolte des jouets qui ne sont plus utilisés. Des conteneurs de collecte sont placés dans des entreprises : les employés peuvent facilement y déposer un sac sur le chemin du travail. Doudous, jeux en plastique, en bois... tout sauf des jeux électroniques ou cassés. Les jeux sans étiquettes "CE" ne sont pas récupérés non plus, parce qu'ils ne répondent pas aux normes de sécurité.

Des jouets parfois encore emballés

"On a entamé les collectes en entreprise il y a 4 ou 5 mois", explique Magali Ronsmans, l'un des fondatrices de l'association. "Et on s'est rendu compte qu'on récoltait des jouets souvent impeccables ! Et même des jouets qui ne sont même pas déballés : il y a vraiment une surconsommation énorme. Dans nos récolte, il y a certainement 50% de jouets de grande qualité, qui ne nécessitent qu'une petite remise à neuf ou un nettoyage." Un nettoyage avec des produits écologiques.

Les jouets retapés seront vendus, moins cher qu'en magasin, ou donnés. Ceux qui sont incomplets ou abîmés seront confiés à une "ressourcerie" en attente, peut-être, de la pièce manquante.

Dans quelques mois, Looops envisage de confier cette remise en état des jouets aux travailleurs d'entreprises de travail adapté. 

A revendre ou à donner... grâce aux entreprises

Les jouets retapés évitent la poubelle : c'est une démarche écologique. Mais les fondatrices de Looops veulent aussi lui donner une dimension humaine. Pour cela, elles font appel aux entreprises...

Elles proposent un nouveau type d'événement du personnel, pour la fête de Saint-Nicolas ou Pâques par exemple : accueillir une vente de jouets récupérés. Et pour chaque objet acheté par un employé, l'entreprise en achèterait un autre, pour le même montant,  à donner à une association. C'est donc à la fois un événement et du mécénat.

Les dons des entreprises-mécènes ajoutent une dimension sociale au projet de l'association et ils permettent aussi son équilibre financier, en augmentant le nombre de jouets vendus.   

Un nouveau genre de team building ?

La première entreprise Bruxelloise à accueillir une vente de Looops, cette semaine, pousse le projet plus loin encore : elle a prévu que ses employés apportent bientôt eux-même les jouets financés par l'entreprise aux enfants d'une association, lors d'une journée de team building.

Entre la collecte et l'arrivée du jouet dans de nouvelles mains, Looops fait donc participer du monde... et pas forcément un public acquis d'emblée à la récup': les familles qui vident leurs armoires, des chefs d'entreprises, leurs employés, bientôt sans doute du personnel de travail adapté, les associations et les enfants précarisés avec lesquelles elles travaillent... Tout cela pour faire de ce recyclage un projet écologique et humain.

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