Les taxis en colère manifestent à Bruxelles

"Travailler parfois 10 heures d'affilées pour ramener des miettes, on en a marre!"
"Travailler parfois 10 heures d'affilées pour ramener des miettes, on en a marre!" - © Tous droits réservés

Près de 300 taxis se sont rassemblés à la gare du Nord dans la matinée pour dénoncer les problèmes rencontrés dans le secteur, ils ont ensuite pris la direction du cabinet du ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet en bloquant au passage le boulevard Albert II, ils réclamaient d’être entendus par le ministre.

 

La cause de leur mécontentement, c’est toujours le plan taxi en préparation au cabinet de Pascal Smet et la concurrence avec les chauffeurs Uber.

Zacharia participait à la manifestation, il explique les conditions de travail des taxis bruxellois: "On est l’arrêt, parfois pendant une heure alors que les limousines wallonnes et flamandes viennent travaillent sur Bruxelles, via la plateforme Uber. C’est du dumping, nous avons des prix fixes eux ont des prix variables, on ne peut pas les concurrencer. On est obligé de prester 10 ou 11 heures pour ramener des tartines à la maison, pendant que Uber nous prend près de 30 % du marché. "

Une délégation a été reçue par un représentant  du ministre bruxellois qui a assuré que les contrôles seront accentués pour conjurer la concurrence déloyale.

"Le cabinet ne nous parle que du plan Taxi, mais il ne verra peut-être le jour que dans longtemps, peut-être jamais, et aujourd'hui qu'est-ce qu'on fait? ", s'interroge le président de la Fédération Belge des Taxis (FeBeT), Khalid Ed-Denguir. "Il y a plein de problèmes. Les voitures Uber seront bientôt sur nos emplacements pour taxis. Elles prennent les sites franchissables. C'est une concurrence déloyale et le ministre attend son cadre légal".

Les taxis sont ensuite repartis pour place Poelaert, en passant par le centre entre 11h45 et 12h30, ce qui a également causé des embarras de circulation. Un rendez-vous a été fixé lundi matin avec le procureur du Roi de Bruxelles Jean-Marc Meilleur. Il n'y a aucune manifestation prévue en marge de cette rencontre.

"Lorsqu'un taxi par exemple de la périphérie se fait arrêter à Bruxelles pour une infraction constatée, la voiture est saisie pendant trois mois", explique Khalid Ed-Denguir. "Les voitures Uber contrôlées sont libérées le lendemain. Si le parquet saisissait la voiture pendant trois mois, il n'y aurait plus d'Uber sur le territoire bruxellois. A ce moment-là, on accepterait d'attendre le cadre du plan Taxi", conclut-il.

La manifestation s'est disloquée peu avant 12h30, pour limiter les embarras de circulation causés.
 

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir