Les syndicats de Bravvo contestent la direction de l'asbl bruxelloise

Les syndicats de Bravvo contestent la direction de l'asbl bruxelloise
Les syndicats de Bravvo contestent la direction de l'asbl bruxelloise - © Google street view

"Le travailleur à Bravvo est maltraité, méprisé, dévalorisé, infantilisé pour certaines choses et sur-responsabilisé pour d'autres. Les incohérences sont routine pour le personnel. Les informations et consignes données aux travailleurs sont déstructurées et changent à tous vents (...)"

Voila ce qu'écrivent, entre autres choses, les syndicats CNE et CGSP dans un cahier de revendications adressé au CA de l'asbl para-communale Bravvo, qui n'est rien d'autre que le service de prévention de la Ville de Bruxelles, fort de quelque 300 travailleurs.

Préavis d'actions depuis le 29 mai

Vendredi dernier, les deux syndicats ont déposé un préavis d'actions à l'appui de leurs revendications. Ce jeudi, à 12h30, CNE et CGSP appellent les travailleurs de Bravvo à se rassembler devant l'Hôtel de Ville. La principale revendication des syndicats a déjà été rencontrée, réplique Faouzia Hariche, présidente de l'asbl et échevine (PS) à la Ville de Bruxelles. Elle portait sur la remise au travail des 118 travailleurs contractuels mis en chômage temporaire pour cause de crise sanitaire. Comme convenu, ils ont tous repris le travail ce mardi 2 juin. 

Tensions avec la direction

"D'autres points du cahier de revendications sont sur le point d'être réglés", poursuit Faouzia Hariche. Ils concernent les chaussures de travail et le nettoyage des vêtements de travail. "Les travailleurs de Bravvo recevaient des primes mais elles ont été jugées illégales et nous sommes sur le point de trouver une solution alternative." 

Le point le plus sensible reste les relations tendues entre certains travailleurs et la directrice de Bravvo. Les syndicats dénoncent un "management autoritaire" et une "organisation catastrophique", lié au règlement de travail, qualifié de "lacunaire et obsolète". 

Une analyse de risques a été commandée l'an dernier par le CA de l'asbl. Elle a mis le doigt sur un certain nombre de problèmes, pour lesquelles des recommandations ont été formulées. "Nous les avons présentées en conseil d'administration puis aux travailleurs", commente Faouzia Hariche. "Ensuite, un plan pour la mise en oeuvre de ces recommandations a été contesté par une partie des travailleurs. Voyant que chez certains, la situation ne s'améliorait pas, il y a eu des licenciements et il y a donc un mécontentement de la part de certains."

Un syndicat divisé

Concernant le comportement jugé autoritaire de la directrice, Faouzia Hariche se veut prudente. Elle a lu des témoignages anonymes de travailleurs sur les réseaux sociaux mais n'a jamais été mise officiellement au courant de reproches concrets. Elle attend donc la prochaine réunion avec les syndicats pour se faire une idée plus précise de la situation. Tout en ajoutant, un brin perfide, qu'il n'est pas toujours facile de discuter avec la CGSP, le syndicat socialiste ne parlant pas d'une seule voix dans le dossier Bravvo. Ce que des sources internes à la CGSP nous ont confirmé par ailleurs

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK