Les Pots de l'îlot, des tapenades pour trouver un job

Luxène a commencé à travailler dans les cuisine de l'Îlot.
Luxène a commencé à travailler dans les cuisine de l'Îlot. - © Chloe Thome

A partir du 20 juin, l’association d’aide aux sans-abri L’Ilôt lance un tout nouveau projet d’économie sociale. Elle va se mettre à vendre des pots de tapenades d’aubergines, de champignons ou de houmous. Elle s’adresse dans un premier temps aux entreprises pour qu’elles les proposent à leurs travailleurs sur le temps de midi. Ensuite, elle aimerait les commercialiser dans les magasins bios. De quoi déguster son lunch tout en participant à une économie sociale.

Pesto de cressons des fontaines de Laeken ou bien tapenade aux champignons de Bruxelles ? Ce sont deux des quatre recettes proposées dans des bocaux par l’asbl l’Ilot. L’association s’occupe d’habitude de trouver un toit aux sans-abri. Mais cette fois-ci, elle investit les cuisines du Brussels food center à Laeken dans les locaux de Greenbizz. Quelques dizaines de pots ont déjà été réalisées pour la phase test.

Ce jour-là, Luxène est chargée de les nettoyer et de les étiqueter. "Je suis diplômée en hôtellerie mais je préfère travailler sur ce genre de projet car j’ai un petit garçon de deux ans. Je n’arrivais plus à travailler dans le milieu de l’hôtellerie ou des restaurants car les horaires ne me conviennent pas du tout. Ici, je travaille en journée. Et le soir, je suis avec mon fils à la maison." Sous contrat article 60, ce travail lui permet de remettre la main à la pâte en douceur dans le cadre d’un tout nouveau projet d’économie sociale de l’asbl l’Îlot.

"Les personnes qui travaillent avec nous en cuisine sont des personnes sans-abri ou qui ont eu un moment de précarité dans leur vie, explique Véronique heene, responsable du projet les pots de l’Îlot. Ce sont des personnes qui ont un contrat particulier de formation et emploi. A terme, nous visons évidemment l’emploi en CDI chez nous ou ailleurs."

Un lunch gourmand et solidaire

En cuisine, Philip Debuck teste les recettes dans son nouveau robot mixeur. Le chargé de projet doit mettre les bouchées doubles pour le 20 juin, date de la commercialisation. "L’objectif, c’est de vendre ces bocaux sous forme de colis pique-nique dans les entreprises et institutions de proximité. Nous les livrerons à vélo cargo." Petit à petit, l’Îlot espère étendre la commercialisation aux magasins bios de Bruxelles.

Un commerce de proximité avec un maximum d’ingrédients bios et locaux.
 

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