Les perruches sont toujours en nombre dans les parcs bruxellois

Les perruches sont des espèces qui vivent habituellement dans des régions subtropicales, Les perruches que nous voyons dans les parcs de la capitale, ne sont donc pas originaires de chez nous. Ce sont des animaux qui se sont échappés de captivité et qui sont parvenus à s’acclimater à l’environnement naturel bruxellois et à son climat.
Les perruches sont des espèces qui vivent habituellement dans des régions subtropicales, Les perruches que nous voyons dans les parcs de la capitale, ne sont donc pas originaires de chez nous. Ce sont des animaux qui se sont échappés de captivité et qui sont parvenus à s’acclimater à l’environnement naturel bruxellois et à son climat. - © rtbf

Avec l'arrivée des beaux jours, les perruches ont fait leur grand retour dans les parcs bruxellois. Ces dernières années leur nombre n'a cessé d'augmenter, tout comme les nuisances qu'elles causent.

C’est le cas du parc Elisabeth, bien connu pour accueillir bon nombre de ces spécimens. Si les promeneurs du parc ne se plaignent pas de cette touche d'exotisme, chez Natagora, les ornithologues ont une autre vision du phénomène. Selon une étude de l'association, les perruches rentrent en conflit avec les oiseaux locaux, notamment en occupant leurs nids.

Mais la perruche n'est pas que nuisible comme l'explique Mario Ninanne, ornithologue à Natagora : "Le débat est encore ouvert, certes elles occupent les cavités de nos oiseaux indigènes, mais elles creusent elles-mêmes d’autres cavités qui profitent aux oiseaux et aux chauves-souris, il y a donc du pour et du contre."

Aujourd’hui le nombre de perruches n’est plus en augmentation. Toujours selon Natagora, leur population se serait maintenant stabilisée autour des 10 000 individus. Un phénomène classique en zoologie, lié à la quantité de nourriture disponible : " Il n’y a jamais de surpopulation dans la nature, car s’il y a trop d’individus, il n’y a plus assez de nourriture et forcément la population diminue. Il s’agit d’un phénomène naturel d’autorégulation.", précise l'ornithologue.

Les perruches vivront sans doute encore longtemps en nombre à  Bruxelles, car elles sont très difficiles à attraper, ce qui complique le programme de lutte contre les invasions d'oiseaux exotiques que s’est fixé Bruxelles Environnement.

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