Les patrons bruxellois toujours aussi inquiets de la mobilité dans leur région

La mobilité, principal souci des patrons bruxellois
La mobilité, principal souci des patrons bruxellois - © CAMILLE DELANNOIS - BELGA

BECI (Bruxelles Entreprise Commerce et Industrie) est le représentant du patronat de la capitale. Il sonde régulièrement ses membres au sujet de leur confiance dans les autorités politiques, les administrations ou sur les sujets qui les préoccupent au quotidien.

La mobilité, préoccupation principale

Sans surprise, c'est la mobilité qui trône en tête des préoccupations des employeurs, loin devant la simplification administrative et la diminution de la fiscalité communale et régionale. Ce trio est inchangé depuis la dernière consultation. En 5e position, la transformation digitale fait une première apparition.

Les employeurs bruxellois sont tellement soucieux de la fluidité du trafic qu'ils ont sensiblement modifié leur perception de la taxe kilométrique. Près d'un patron sur deux juge l'idée "intéressante" alors qu'il n'étaient que 37% lors du baromètre précédent.

Les chefs d'entreprise notent très sévèrement l'action du gouvernement bruxellois en matière de mobilité : 88% la jugent "peu ou pas du tout satisfaisante". La gestion des chantiers ne trouve pas davantage grâce aux yeux des patrons, près de 80% de sondés s'en disant "insatisfait ou très insatisfait".

Une faible confiance dans le gouvernement

BECI a demandé à ses membres de noter sur 5 les membres du gouvernement en terme d'efficacité. Ils ne sont que trois à obtenir la moyenne. C'est le Ministre (DéFI) Didier Gosuin qui est le préféré des employeurs devant Guy Vanhengel (Open VLD) et Cécile Jodogne (DéFI). En bas du classement on trouve logiquement les ministre/secrétaire d'Etat en charge de la propreté publique, Fadila Laanan (PS), et de la mobilité et des travaux publics, Pascal Smet (Sp.a).

Quant au gouvernement présidé par le socialiste Rudi Vervoort, il ne jouit de la confiance relative que de 14% des sondés, 17% se déclarant "neutres".

Peu de risques de délocalisations

Les décideurs politiques bruxellois trouveront au moins un motif de satisfaction à la lecture de ce baromètre. Plus de 60% des acteurs économiques n'envisagent aucune délocalisation de leurs activités. Si l'on y ajoute ceux qui resteraient de toute manière en région bruxelloise, le pourcentage augmente encore. Et la grande majorité des patrons susceptibles de quitter Bruxelles opteraient pour la Flandre ou la Wallonie, plutôt que pour l'étranger.  

Archives: Journal télévisé 16/06/2011

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