Les panneaux publicitaires de l'entreprise Decaux contestés par plusieurs communes bruxelloises

Catherine Morenville, échevine Ecolo de l'urbanisme, et un des panneaux publicitaires contestés.
Catherine Morenville, échevine Ecolo de l'urbanisme, et un des panneaux publicitaires contestés. - © Tous droits réservés

Au total, 150 nouveaux panneaux lumineux sont prévus en région bruxelloise. Ils sont la contrepartie accordée par la région à JC Decaux, pour l’installation des villos électriques à Bruxelles.  " Dans le cadre du déploiement des villos électriques, on a remplacé 1/3 des mobiliers papiers par des mobiliers intégrants des écrans digitaux ", indique Jérôme Blanchevoye, directeur général adjoint chez JC Decaux. Un permis d’urbanisme a donc été accordé par la région pour l’installation de ces panneaux. Ils promettent un affichage plus lisible et plus visible des annonces publicitaires.

Un recours a été introduit par plusieurs communes

Une installation qui ne plaît pas à tout le monde. Ces nouveaux panneaux digitaux, éclairés avec des leds, seraient énergivores et trop éblouissants. Ils pourraient donc être dangereux pour les cyclistes et les automobilistes. " On reproche à ces panneaux d’être anti-sécurité routière, et puis au niveau architectural c’est un coup de poing dans l’espace public " témoigne Catherine Morenville, échevine Ecolo de l’urbanisme à Saint-Gilles. Face à cette remarque, Jérôme Blanchevoye précise que la sécurité a été prise en compte puisque " les panneaux publicitaires seront plus lumineux en journée et moins lumineux une fois la nuit tombée ".

Quoi qu'il en soit, plusieurs communes bruxelloises n’en veulent pas. C’est le cas de Saint-Gilles et d’Ixelles qui ont décidé d’introduire un recours contre le permis accordé par la région bruxelloise. Un recours que ces communes espéraient suspensifs. Mais une partie des panneaux ont bien été installés.

En attendant la décision finale de la région, la seule solution qu’a trouvé le service de l'Urbanisme de Saint-Gilles est de dresser des procès-verbaux pour constater l’infraction. " Ce n'est pas juste pour embêter Decaux, il y a un vrai enjeu de sécurité ", insiste Catherine Morenville.

Des procès qui seront transmis au fonctionnaire sanctionnateur qui décidera des amendes éventuelles. Et si l’infraction persiste, la commune de Saint-Gilles n’exclut pas de masquer les panneaux.

Archives : Journal télévisé du 18/02/2019

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