Lieux de silence à Bruxelles (3/5): flânerie au cimetière du Dieweg

Les lieux de silence à Bruxelles (?/5) : errance insolite au cimetière
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Les lieux de silence à Bruxelles (?/5) : errance insolite au cimetière - © Anne Moulard (RTBF)

Quand l’agitation urbaine devient trop pesante, le choix d’une escale dans un lieu hors du temps peut procurer une détente nécessaire. 

Il est des refuges un peu particuliers, comme un ancien cimetière, où le repos est de mise et le silence recommandé.

Rencontre hors du temps au cimetière du Dieweg 

Il est devenu un lieu de promenade et de flânerie où le temps s’évapore. C’est le moment de se perdre dans des allées aux allures de jardins anglais.

Situé au cœur de la commune d’Uccle, les promeneurs, en quête de calme et de silence, s’y rendent dans l’esprit d’une promenade au parc.  

Jean-Michel Mureau, le responsable des cimetières d'Uccle, le présente comme "cimetière désaffecté mais ouvert."

De façon plus pratique, il précise qu’"on a y enterré les défunts jusqu’en 1958".  "On y enterre plus que dans les tombes qui sont encore actives (comprenez qu'un membre de la famille en lien avec la sépulture est toujours identifié à la commune) et où il y a encore de la place."

Territoire des herbes folles et des renards

Au cimetière du Dieweg, la végétation reprend ses droits. On y laisse le lierre envahir les sépultures. Néanmoins, le personnel communal y effectue un entretien minimal.

Cette volonté de laisser la nature agir par elle-même offre un décor idéal pour se laisser bercer par une symphonie ornithologique. En effet, beaucoup d’espèces ont choisi d’établir leur nid dans ce cadre privilégié.

Les oiseaux et les abeilles partagent ce territoire avec les renards qui participent, bien malgré eux, à l’imaginaire des cimetières. Ils trouvent généralement leur repas dans les poubelles du quartier et ont tendance à laisser sur place les os (de poulet, par exemple) qu’ils ne mangent pas.

Il ne s’agit donc pas de fouilles funéraires insolites.

Parcours historique d’Uccle

Ce lieu insolite, classé depuis 1997, abrite un patrimoine funéraire qui reflète la bourgeoisie uccloise d’une certaine époque. Certaines personnalités y ont établi leur lieu de repos.

" On y trouve les tombes des architectes Jean-Pierre Cluysenaar et Paul Hankar, ainsi que celle de la féministe Isabelle Gatti de Gamond. "

Il paraît même que si on y croise Tintin, c’est parce qu’il est venu se recueillir sur la tombe de son papa. Vérité ou légende ? A vous de le découvrir.

Belle promenade dans le calme et la sérénité.

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