Les horodateurs de la Ville de Bruxelles sont trop compliqués à utiliser

Trop compliqués, les nouveaux horodateurs de la Ville de Bruxelles?
Trop compliqués, les nouveaux horodateurs de la Ville de Bruxelles? - © RTBF

"Il y a quelques jours, je me suis garée dans une rue de votre commune. J’ai essayé à de nombreuses reprises et pendant plus de 15 minutes de trouver le fonctionnement de ces nouveaux horodateurs (ceux qui demandent votre plaque minéralogique). J’ai demandé de l’aide à plus de 5 personnes. Je n’y suis jamais parvenue !"

Ainsi commence la lettre ouverte au bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur, d'une automobiliste en proie aux nouveaux horodateurs installés il y a un mois sur le territoire de la Ville. L'auteure de la lettre a fini par appeler le 101, le numéro de police-secours, excédée de ne pas comprendre le fonctionnement de l'appareil. Echevine en charge du plan de circulation, Marion Lemesre (MR) admet que les 300 nouveaux horodateurs (sur 850) peuvent dérouter les automobilistes lors de la première utilisation. 

"J'entends les critiques et s'il y a matière à améliorer le service, eh bien il sera amélioré. Nous sommes en contact avec la société qui a produit le logiciel, qui est déjà d'application dans de nombreuses grandes villes européennes et en Belgique aussi puisque c'est le système qui fonctionne à Anvers. Je me rends compte aussi qu'une fois ce premier contact incommode passé, on s'y fait assez vite puisque je peux vous donner les chiffres de mouvements de ce mardi (8 décembre) : on parle de 7000 mouvements rien que sur la journée de mardi, dont 4000 pour des paiements. (...) Il n'y a quand même pas à Bruxelles 7000 prix Nobel qui seraient les seuls à pouvoir faire fonctionner nos horodateurs."

Un bon exemple valant mieux qu'un long discours, nous nous rendons boulevard de l'Empereur, une rue couverte par les horodateurs. Un automobiliste est justement en train de se débattre avec l'un des appareils. Il essaie d'obtenir un ticket pour un quart d'heure de stationnement gratuit. Nous observons ses manœuvres, il suit les instructions à la lettre et, au final...repart sans son ticket. Furibond, comme on l'imagine. Une automobiliste lui succède. Elle aussi peste contre le nouveau système, avec la nécessité de systématiquement encoder son numéro de plaque qui fait perdre du temps. L'horodateur lui refuse le quart d'heure gratuit. L'automobiliste se résigne à payer et, miracle, la machine lui délivre son ticket.

Alors? Vous voyez bien que ça fonctionne!

 

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