Les fêtes foraines et kermesses sur la liste du patrimoine immatériel bruxellois

Les fêtes foraines et kermesses sur la liste du patrimoine immatériel bruxellois
Les fêtes foraines et kermesses sur la liste du patrimoine immatériel bruxellois - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les fêtes foraines et les kermesses sont désormais inscrites à l’inventaire du patrimoine immatériel bruxellois. La demande était portée par l’association la Défense des Forains Belges. Cette inscription se veut une première étape vers une reconnaissance plus large. Dans la foulée, la Région bruxelloise a introduit une demande de reconnaissance officielle auprès de l’UNESCO en partenariat avec le ministère de la Culture français et le musée des arts forains de Bercy, a annoncé lundi le secrétaire d’Etat en charge du Patrimoine, Pascal Smet (one.brussels/ Vooruit).

Selon celui-ci, ce dossier est le premier dossier international du Patrimoine culturel immatériel porté par Bruxelles. Il est aujourd’hui à l’instruction auprès de cette organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.

Des racines au Moyen-Âge

La fête foraine – la kermesse – tire ses racines du Moyen-Âge et de ses franches foires. La tradition est plus ancienne encore, remontant à l’Antiquité, mais c’est au XIXe siècle que la foire connaît son développement le plus important. Elle se diversifie et, avec les évolutions techniques et l’organisation des grandes expositions universelles, propose à un public toujours plus avide de sensations fortes des attractions de plus en plus sophistiquées dérivant des inventions nouvelles.

En Belgique, la communauté des forains compte près de 2000 personnes. Constituant une famille à part entière, répartie en 330 entreprises en Wallonie, 75 à Bruxelles et 440 en Flandre, elle est soucieuse de transmettre son savoir et ses traditions de génération en génération.

Une tradition populaire

De mars à novembre, les kermesses sont indissociables des plus importantes manifestations de tradition populaire : carnavals, marchés annuels, processions, fête nationale, et, depuis ces dernières décennies, marchés de Noël. Pour le territoire bruxellois, près de 40 fêtes foraines sont organisées par an dans l’ensemble des 19 communes. La foire du Midi en juillet est la plus importante, accueillant durant 5 semaines près de 1,5 million de visiteurs, mais d’autres foires, comme celles d’Anderlecht, Jette, Forest ou encore Laeken, ont également une histoire très ancienne.

Véritables ambassadeurs du dialecte bruxellois

Organisés en associations depuis le début du XXe siècle afin de défendre le secteur face aux autorités responsables, les forains voyagent de ville en ville, d’une fête à l’autre, avec leurs attractions et voitures de ménage.

Si certains forains bruxellois ne fréquentent que les foires de la Région de Bruxelles, la plupart participent aux plus grandes foires du pays comme celle de Bruges, de Louvain et de Liège, ce qu’ils appellent la "grande tournée". Véritables ambassadeurs du dialecte bruxellois, ils revendiquent en chœur (et en cœur) être Bruxellois (et non exclusivement francophones ou néerlandophones).

Coronavirus: interdiction des fêtes foraines (JT 31/07/2020)

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