Les CPAS bruxellois vont mieux rembourser les médicaments dits "de confort"

Anti-inflammatoires, vaccins, anxiolytiques, contraceptifs, ce sont désormais 800 médicaments de classe D que les CPAS rembourseront dès le 1er février.
Anti-inflammatoires, vaccins, anxiolytiques, contraceptifs, ce sont désormais 800 médicaments de classe D que les CPAS rembourseront dès le 1er février. - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

Dès le 1er février, les CPAS bruxellois rembourseront mieux les médicaments D dits "de confort". Il s'agit de produits qui ne bénéficient d'aucun remboursement de la part de l'INAMI, mais pour lesquels les CPAS de la capitale offrent  par contre un remboursement à leurs bénéficiaires. La liste de ces médicaments D vient d'être revue à la hausse, elle inclut aussi désormais les médicaments les moins chers du marché. Tout bénéfice pour les CPAS et pour leurs bénéficiaires

800 médicaments

Anti-inflammatoires, vaccins, anxiolytiques, contraceptifs, ce sont désormais 800 médicaments de classe D que les CPAS rembourseront. Ces médicaments ne sont pas pris en charge par l'état fédéral parce qu’ils sont considérés comme "de confort",

Lawrence Cuvelier, représentant des médecins généralistes de Bruxelles, réfute le terme de confort pour qualifier cette catégorie de médicaments : "Se lever 6 fois par nuit pour uriner, il y a des médicaments pour cela, est-ce du confort ou les patients vont-ils  devenir fous parce qu’ils ne peuvent pas se soigner ?"

Des chiffres alarmants

A Bruxelles, un ménage sur quatre néglige sa santé pour des raisons financières. Cela justifie selon Jean Spinette, co-président de la fédération des CPAS bruxellois, l'importance de rembourser tous les médicaments : "En effet, les gens postposent leurs dépenses de santé, parce qu’ils ne peuvent pas faire face aux dépenses essentielles, ils retardent donc. Mais malheureusement entretemps la pathologie à soigner se sera aggravée, en réalité il s’agit d’une fausse économie".

Une harmonisation essentielle

En plus d'élargir le champ des médicaments D remboursés, la réforme consiste en une harmonisation essentielle, explique Didier Gosuin, ministre en charge de la santé à Bruxelles : "Il y a 19 CPAS et il y avait 19 listes de médicaments dits "de confort", c’est évidemment ingérable".

Une situation ingérable tant pour les médecins et les pharmaciens que pour les patients les plus précarisés amenés à déménager plus souvent que la moyenne. Les choses devraient devenir plus simples pour tous dès le 1er février.

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK