Les anciens ascenseurs bruxellois font partie du patrimoine mais sont "en voie de disparition"

Dans les pages de La Libre, la journaliste Aurore Vaucelle est partie à la recherche de l’histoire de nos ascenseurs bruxellois. Mais pas n’importe lesquels, ceux construits avant 1958, considérés alors comme "anciens ascenseurs". Elle a découvert que ces petits bijoux historiques étaient en danger, et, on pourrait presque dire "en voie de disparition".

Durant tout l’été, les 7 décrochages régionaux de Vivacité mettent un coup de projecteur sur la presse locale. La RTBF vous propose le regard et la plume des journalistes de terrain, en Wallonie et à Bruxelles dans le cadre "#Restart", le plan de la RTBF lancé en soutien à la culture et aux médias, secteurs durement touchés par la crise du Covid 19.

"C’est intéressant de découvrir que la Belgique était un des pays fleurons de la construction technologique des ascenseurs" nous confie la journaliste. En effet, 250 anciens ascenseurs font partie du patrimoine bruxellois. La journaliste nous explique que ces derniers "sont en fait un petit peu en danger puisqu’ils ne correspondent plus au contexte actuel de sécurité que l’on cherche dans un ascenseur".

Ils sont donc sujets à une remise en conformité, et par la même occasion, disparaitront du patrimoine. "Un ascenseur ancien n’est pas dangereux, et cependant, les grandes entreprises monopolistiques d’ascenseurs que l’on connait tous, cherchent à faire changer les ascenseurs au motif que les anciens ne seraient pas sécurisés. Ce qui n’est pas tout à fait vrai, mais, ça vaut la peine de le préciser, un arrêté royal oblige à la modernisation de ces ascenseurs et c’est bien ça le problème."

Pour découvrir ces ascenseurs, des photos, prises par Jean-Christophe Guillaume, apparaissent dans l’article d’Aurore Vaucelle. Vu que ce sont des endroits privés, il est compliqué de les visiter. Cependant, à partir du 29 septembre, dans le cadre du festival BANAD, il est possible de faire une visite guidée pour les découvrir. "Ça vaut la peine de faire le petit tour car on entre dans des cages d’ascenseurs lumineuses, très rigolotes, les boutons sont souvent en nacre, on peut s’asseoir sur des petits strapontins, etc. Enfin, c’est presqu’une autre époque pendant quelques minutes, le temps de monter !" se réjouit-elle. 


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