Les anciennes usines Renault à Vilvorde transformées en centre commercial?

Hans Bonte, le bourgmestre de Vilvorde.
Hans Bonte, le bourgmestre de Vilvorde. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

C'est en tout cas la volonté d'un groupe anversois qui vient d'introduire une demande de permis à la commune. On en est qu’au début de la procédure, mais - a priori - ce nouveau centre proposerait 20 000 m² de surfaces commerciales (8000 pour des espaces de loisirs et de l'horeca).

Le projet permettrait à de grandes enseignes de s'installer à Vilvorde. Des supermarchés, des grands magasins de bricolages ou de jardinage par exemple.

"Ce qu'on a sur la table aujourd’hui, c'est une proposition pour regrouper de grandes surfaces commerciales au lieu de les laisser se disperser aux alentours de la ville, explique Hans Bonte, le bourgmestre de Vilvorde. Qui plus est, on les rassemble ici dans cette ancienne usine qui attend un avenir depuis près de 20 ans."

Farouchement opposé au projet de méga-centre commercial Uplace à Machelen, Hans Bonte est moins inquiet avec ce projet-ci qui pourrait être complémentaire avec le développement du nouveau quartier Watersite le long du canal. "Il s'agit d'un rassemblement de grands commerces que de toute façon nous aurons ou nous risquons d'avoir. Et ici, le projet vise les habitants de Vilvorde et des communes avoisinantes, et plus particulièrement encore ceux de Watersite dont le développement est en cours."

La commune attend maintenant l'avis du Conseil Central de l'Economie et les résultats d'une étude d'incidence en matière de mobilité. Elle devrait rendre sa décision sur ce permis socio-économique à la mi-avril.

Pas viable économiquement, selon Didier Gosuin

Encore un centre commercial donc : après Néo, Docks Bruxsel et Uplace pas très loin, ça ferait le quatrième!

Pour Didier Gosuin, ce n'est pas viable économiquement. Le ministre bruxellois de l'Economie regrette aussi le manque de concertation avec la Flandre. "C’est de la pure spéculation immobilière. C’est aussi de l’obscurantisme institutionnel, à savoir de refuser d’entrer dans une logique de métropole urbaine, qui consiste à se concerter préalablement sur des projets qui ont des incidences réciproques sur les régions limitrophes."

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