Le secteur de la construction évolue, mais n'attire pas assez les jeunes

Dans le secteur de la construction les innovations sont rapides, mais la formation ne suit pas.
Dans le secteur de la construction les innovations sont rapides, mais la formation ne suit pas. - © Tous droits réservés

A la veille de l’ouverture du salon Batibouw au grand public, on constate que le secteur de la construction évolue à toute vitesse. Cependant il peine à susciter des vocations auprès des jeunes. Une situation qui inquiète les entreprises de la construction. Pourtant de nouveaux métiers pourraient séduire de nouveaux publics.

A l'institut Don Bosco de Woluwe-Saint-Pierre, la 5ème année de menuiserie compte un quinzaine d'élèves, parmi ceux-ci, Corentin et Abdelkader, arrivé un peu par hasard sur le conseil d’amis qui pratiquaient eux-mêmes la menuiserie, pour le premier, ou attiré par la perspective d'un emploi garanti à la sortie, pour le second.

Dans la même école, la section de "technicien des industries du bois" n’a attiré que trois inscriptions.

Pour la directrice de l'institut Don Bosco, Véronique Brahy, ces métiers pourraient séduire un autre public scolaire, mais la construction souffre encore d'une mauvaise image précise-t-elle: "quand les gens pensent menuiserie, ils n’ont à l’esprit que la section professionnelle, hors, l’industrie est de plus en plus à la recherche de gens qui concevront les pièces et le mobilier, il faudra aussi des gens qui travaillent sur les PC. avec des logiciels de conception de mobilier".

Pour Marc Ruelens, le président de la confédération de la construction et entrepreneurs, c’est précisément la pénurie de main-d'œuvre dans ces nouveaux métiers qui est inquiétante: "aujourd’hui, on est totalement capable de maçonner de manière mécanique, cela n’empêche que derrière, il faut toujours un maçon et des gens pour alimenter les machines. Il n’y aura bientôt plus besoin de maçons au pied du mur. Sur les chantiers, on sent ces innovations arriver très très vite, et on a de grosses craintes. Nous ne pourrons pas suivre, si le personnel de son côté n’évolue pas au niveau de la formation".

 

 

 

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