Le prochain gouvernement bruxellois appelé à sortir de l'urgence pour les sans-abri

A Bruxelles, en 10 ans le sans-abrisme a augmenté de plus de 145%, contre 70% en Europe.
A Bruxelles, en 10 ans le sans-abrisme a augmenté de plus de 145%, contre 70% en Europe. - © Tous droits réservés

Une dizaine de personnes ont lancé mardi à 11h00, depuis les marches de la Bourse à Bruxelles, les 4.647 pages de livres blancs, mémorandums et autres recommandations produites par le secteur du sans-abrisme ces dernières années, pour appeler le prochain gouvernement bruxellois à se montrer plus à l'écoute que les précédents.

Des banderoles arboraient différents slogans parmi lesquels "Pour vous, c'est du vent ! Pour nous, c'est urgent ! Pour eux, c'est leur vie !" ou encore "Livres blancs ? Lisez-les-nous ! Mémorandums ? Fiez-vous-y ! Recommandations ? Appliquez-les !"

Cette action a été orchestrée par le mouvement "Droit à un toit", qui regroupe une centaine d'associations bruxelloises actives dans la lutte contre le sans-abrisme.

Les militants demandent à sortir de la logique d'urgence et de développer une politique de relogement : "on a l'impression de brasser de l'air alors que les solutions sont connues", explique Laurent d'Ursel, porte-parole de l'action. "Bruxelles est un très mauvais élève au niveau européen puisqu'en 10 ans le sans-abrisme a augmenté de plus de 145%, contre 70% en Europe. Le seul pays où ça diminue c'est la Finlande car elle a changé de paradigme en se focalisant non plus uniquement sur l'urgence mais sur la prévention. Si vous tombez à la rue, en très peu de temps, vous allez vous désocialiser et votre santé physique et mentale s'en ressentira. Chaque nuit passée dehors est un crime. La logique est de rendre la vie en rue moins indigne, mais il ne faut pas que des gens vivent en rue et s'ils tombent à la rue, il faut les reloger tout de suite. En plus, ça coûte moins cher à long terme". Il remarque par ailleurs que Bruxelles manque de logements à prix abordables.

 


 

Journal télévisé 10/05/2019

A Bruxelles, on estime aujourd'hui qu'un quart des personnes dans la rue ont moins de 25 ans. Un chiffre qui a fortement évolué ces dernières années et qui interpelle toutes les associations qui encadrent ces jeunes. 

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