Le pigeon ramier, l'espèce la plus présente dans les jardins bruxellois selon Natagora

Le pigeon ramier (Columba palumbus) ou palombe est la plus grande et la plus commune des espèces de pigeons européens.
Le pigeon ramier (Columba palumbus) ou palombe est la plus grande et la plus commune des espèces de pigeons européens. - © WIKIMEDIA-Author LPLT

Le week-end dernier, l’association de protection de la nature Natagora, lançait une grande opération recensement des oiseaux fréquentant nos jardins. Près 14.000 observateurs y ont participé à travers tout le pays.

 

A Bruxelles une spécificité se dégage des observations, la présence en nombre du pigeon ramier, comme l’explique Anne Weiserbs, biologiste et ornithologue chez Natagora.

"Sur la région bruxelloise on a un ordre différent dans le Top 10 des espèces que l’on rencontre dans les jardins et c’est le pigeon ramier qui sort en numéro1, la perruche à collier est, elle aussi, bien placée dans ce hit-parade."

Espèces communes

Par contre, précise l’ornithologue, les espèces qui composent le classement bruxellois, sont les mêmes que dans le reste du pays : "Ce sont les oiseaux communs, le merle, le rouge-gorge, la mésange charbonnière, la pie, la corneille, espèces que l’on qualifie d’opportunistes parce qu'elles  sont capables de s’adapter dans des conditions très variables. Ce sont des oiseaux qui sont très stables à travers le temps et que l’on rencontre de façon régulière un peu partout."

"Rien à voir avec le pigeon domestique"

"Le pigeon ramier est une espèce sauvage, qui n’a rien à voir avec le pigeon domestique," souligne Anne Weiserbs, " lequel pose d’ailleurs des problèmes parce qu’il ne s’intègre pas dans des écosystèmes semi-naturels. C’est une bonne nouvelle de savoir que cette espèce se porte bien." ajoute cette dernière.

Bruxelles, refuge de certaines espèces 

Bruxelles abonde en espaces verts, observe l’ornithologue, ce qui permet une bonne présence de la faune. "De ce point de vue la capitale se démarque des autres villes et lui permet même parfois de jouer le rôle de refuge pour certaines espèces, vu l’austérité des paysages agricoles environnants."

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