Le Parlement bruxellois a tenu une séance de commission entièrement virtuelle

Pas de réunion physique au Parlement bruxellois pour les députés
Pas de réunion physique au Parlement bruxellois pour les députés - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

"Restez chez vous". Nécessité et confinement font loi. Pour autant, les députés bruxellois n'entendent pas abandonner complètement leur mission de contrôle de l'exécutif, nonobstant les pouvoirs spéciaux. 

Un Parlement sur Facebook live

C'est donc depuis leur domicile que les députés désignés par leur groupe politique ont interrogé les Ministres du gouvernement bruxellois, eux aussi confinés chez eux. La séance a conservé son caractère public puisqu'elle était retransmise en direct sur la page Facebook du Parlement. 

Bien sûr, la qualité sonore n'était pas toujours optimale. Bien sûr, des coupures se sont produites, rendant parfois difficile la compréhension de la question ou de la réponse. Et puis, il y a ce député qui parle croyant, à tort, le micro coupé, ou l'élu Groen qui s'exprime sur fond de babils de son enfant. Ou encore l'écho qui perturbe l'oratrice pendant son intervention, obligeant le président Madrane à demander aux autres intervenants de veiller à éteindre leur micro quand ils ne s'expriment pas. 

Des questions pratiques, pas de polémique

Les questions que les député.e.s ont adressées aux Ministres reflètent les interrogations de la population bruxelloise. Où en sont l'achat et la fabrication de masques pour les travailleurs les plus exposés? Pourquoi n'effectue-t-on pas davantage de tests de dépistage? Quelle est la tension sur le système hospitalier? A-t-on pensé aux travailleuses des titres-services, aux personnes sans abri, aux personnes malades avec un animal domestique? 

A chacune de ces questions, le Ministre compétent s'est efforcé de fournir la réponse la plus complète possible. Particulièrement sur la brèche au vu de ses attributions (santé, aide aux personnes, propreté publique), le Ministre Ecolo Alain Maron a résumé la situation actuelle : "Personne n'a anticipé une crise d'une telle ampleur, personne. Les procédures ne sont pas prévues, sauf peut-être dans les hôpitaux où là il y avait des procédures de crise spécifiques. Mais en dehors du monde hospitalier, il n'y avait aucune procédure prévue nulle part. Donc nous apprenons en marchant. Nous devons tout construire."

La séance s'est achevée peu avant 14 heures. Malgré les petits couacs, elle s'est dans l'ensemble plutôt bien déroulée.