Le nouveau ministre n'aura que deux mois pour résoudre le survol de Bruxelles

"Madame Galant a laissé délibérément pourrir ce dossier", affirme Olivier Maingain.
"Madame Galant a laissé délibérément pourrir ce dossier", affirme Olivier Maingain. - © BRUNO FAHY - BELGA

La démission de la ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant, sanctionne "enfin ses mensonges et ses incompétences" et oblige le gouvernement à régler sans tarder les questions prioritaires de la sécurisation des aéroports, des gares et moyens de transport à grande fréquentation, ainsi que du survol aérien de Bruxelles, affirme ce vendredi le président de DéFI, Olivier Maingain. La position de la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault est à peine différent: le 13 juin est une date fatidique pour l'avenir des riverains de l'aéroport. Et singulièrement pour les vols de nuit. 

Deux questions prioritaires

Selon lui, elle oblige le gouvernement à régler sans tarder deux questions prioritaires.

La première est la présentation au parlement fédéral, dans les quinze jours, d'un plan sérieux de sécurisation des aéroports et, de manière plus générale, des gares et moyens de transport à grande fréquentation; et le dossier du survol aérien de Bruxelles.

Il doit aussi prendre position dans le dossier du survol aérien de Bruxelles, "avec la volonté de réduire drastiquement les nuisances sonores subies par les Bruxellois, en ce compris ceux de la périphérie, et les Brabançons wallons".

Un dossier délibérément pourri ?

"Dans ce dossier, il en va aussi de la sécurité et de la santé d'un très grand nombre d'habitants. Madame Galant a laissé délibérément pourrir ce dossier dans l'attente de l'entrée en vigueur, le 13 juin prochain, d'un règlement européen en vertu duquel il sera plus difficile d'encadrer l'activité économique de l'aéroport de Bruxelles-National, notamment par l'interdiction des vols de nuit", a ajouté le président de DéFI.

Même écho du côté de la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault (cdH), directement impliquée dans ce dossier. Elle a, elle aussi, mis l'accent sur cette date fatidique du 13 juin prochain.

"La concertation a fait cruellement défaut depuis le début de la législature"

La ministre humaniste rappelle par ailleurs que la Région-capitale souhaitait plus que jamais une solution structurelle et équilibrée évitant les zones les plus densément peuplées. "Pour ce faire, il s'agira donc pour le fédéral d'enfin mettre en place les quick-wins de ce dossier que sont l'allongement de la nuit et la mise en place d'une autorité de contrôle indépendante", a-t-elle commenté vendredi après-midi.

Céline Fremault s'est par ailleurs dite résolument animée par l'envie de voir ce dossier évoluer favorablement et disponible pour toute concertation avec le fédéral et les autres régions.

Selon la ministre bruxelloise, des groupes de travail avaient été envisagés mais ils ne se sont jamais réunis, dans un contexte où "la concertation a fait cruellement défaut depuis le début de la législature".

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